Afrique du Sud : pour protéger la production locale de maïs, Grain SA réclame une taxe qui irrite les transformateurs

En Afrique du sud, le torchon brûle entre les producteurs de maïs et les industriels spécialisés dans la transformation de la céréale. La pomme de discorde est une taxe réclamée par les producteurs, qui devrait protéger la production locale contre les importations de maïs. En effet, Grain SA qui est la plus grande association de producteurs céréaliers de la nation arc-en-ciel, réclame cette taxe qui s’appliquera dès que le prix de référence du maïs chutera en dessous de 110$ la tonne à la bourse de Chicago, a rapporté lundi Ecofin.

Au dire de Boikanyo Mokgatle qui dirige la chambre nationale des meuniers, cette mesure, si elle était adoptée, augmenterait les coûts de la transformation locale et se répercuterait sur le prix de vente des produits céréaliers transformés et donc, sur  le consommateur. Pour comprendre les moteurs de cette dispute, il faut savoir que les prix du maïs en Afrique du sud se sont envolés dans un contexte où la sécheresse a sévèrement affecté la production d’un pays qui était généralement exportateur de la céréale. Dans le même temps, le prix du maïs a plus que diminué de moitié entre 2012 et cette année.

D’après Grain SA, sa requête se justifie par le fait que tous les grands pays exportateurs de maïs subventionnent leurs producteurs. «L’Afrique du sud ne donne presque aucune assistance aux fermiers aussi demandons-nous à être protégés contre ces produits subventionnés», a déclaré à Reuters, Jannie de Villiers, numéro un de Grain SA. Selon Wandile Silhobo, économiste à Grain SA, la pénurie que connaît actuellement le pays le contraindra à importer 970 000 tonnes de maïs d’ici Avril et 3,8 millions de tonnes de plus au cours de l’année.

Moctar FICOU / VivAfrik

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