Greenpeace exhorte Bolloré à s’engager contre la déforestation en Afrique

L’Ong Greenpeace ne veut pas que les forêts africaines ne subissent pas le même sort que celles indonésiennes et malaisiennes. De surcroit, Greenpeace exhorte Bolloré à mener une politique zéro déforestation avec les concessions de la Socfin dont ledit groupe fait partie des principaux actionnaires avec l’homme d’affaires belge Hubert Fabri.

Le communiqué de Greenpeace explique que « les plantations de palmiers à huile et d’hévéas constituent l’un des principaux moteurs de la déforestation », ajoutant que « l’Afrique ne représente encore qu’un faible pourcentage de la production au niveau mondial, mais on assiste actuellement à une véritable ruée sur les forêts africaines. », rapporte RSE Magazine.

Au premier rang des planteurs en Afrique : la Socfin, qui est « présente depuis plus d’un siècle sur le continent, avec comme principaux actionnaires le groupe Bolloré et l’homme d’affaires belge Hubert Fabri. »

Dans ce rapport, de nouvelles investigations de Greenpeace France, en République démocratique du Congo et à Sao Tomé-et-Principe « démontrent que les concessions de la Socfin incluent des forêts primaires, mais aussi des forêts secondaires ou en régénération qui stockent d’importantes quantités de carbone. »

Cécile Leuba, chargée de campagne pour Greenpeace France, constate : « certaines concessions jouxtent des écosystèmes uniques comme à Sao Tomé où les plantations de la Socfin s’étendent au sein de la zone tampon d’un Parc Naturel national. Or, contrairement à ses principaux concurrents du secteur de l’huile de palme, la Socfin n’a pas de politique visant à empêcher la déforestation dans ses projets. »

Comme annoncé dans son communiqué, pour Greenpeace France, « Vincent Bolloré doit user de son influence pour que la Socfin s’engage immédiatement sur une politique de plantation zéro déforestation crédible et respectueuse des droits des communautés locales. »

Céline Leuba termine : « Notre objectif est que les forêts africaines ne connaissent pas le sort des forêts indonésiennes et malaisiennes. Les investisseurs doivent s’engager dès aujourd’hui à adopter des politiques zéro déforestation et le Groupe Bolloré ne peut pas se dédouaner de sa responsabilité à l’égard des pratiques de la Socfin. »

L’ONG annonce avoir lancé « une pétition adressée à Vincent Bolloré » et avoir mené différentes actions dans les rues de Paris en février autour des autolib, ces fameuses voitures électriques en libre-service, chères à l’homme d’affaires : le communiqué précise ainsi que « plus de 300 véhicules ont été ‘décorés’ dans la nuit de lundi à mardi dans tout Paris. », rapporte RSE Magazine.

De plus, le rapport sur les plantations de la Socfin souligne que « les projets d’expansion de ces plantations dans une dizaine de pays, majoritairement africains, menacent des forêts denses, écosystèmes indispensables à la préservation des équilibres climatiques, à la sauvegarde de la biodiversité ainsi qu’au maintien des conditions de vie des populations locales. »

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