Des chercheurs africains à l’école des nouvelles technologies de la riziculture

Les productions rizicoles nationales sont loin de couvrir les besoins nationaux en riz à cause de l’urbanisation, la croissance démographique et l’insuffisance de la pluviométrie  qui font que l’équilibre entre besoins et productions  est assez fragile. D’où la nécessité d’améliorer la productivité  des différents systèmes rizicoles, selon Dr Koffi Bimpong, au nom du directeur de la station régionale du Sahel d’Africa Rice, Dr Kabirou Ndiaye. M. Bimpong s’exprimait lors de l’ouverture d’un atelier de 15 jours sur la gestion intégrée de la riziculture, organisé par Africa Rice, à Ngallèle, explique lesoleil.sn.

Dr Koffi Bimpong s’est adressé à 15 participants sénégalais, béninois, malgaches, nigériens et ivoiriens qui sont des ingénieurs agronomes, des techniciens supérieurs de l’agriculture pour leur expliquer la nécessité de renforcer leurs capacités dans le domaine de la riziculture. Le directeur régional du développement rural, Sada Ly, s’est appesanti sur l’urgence, pour les pays africains, de renverser la tendance en améliorant, de manière significative, la production rizicole et en envisageant d’exporter du riz de meilleure qualité vers d’autres pays. Selon Sada Ly, le Sénégal est en passe de gagner la bataille du riz. « Le riz est devenu une denrée stratégique et la première céréale consommée au Sénégal », a-t-il rappelé, indiquant que le Sénégal et d’autres pays africains ne veulent plus importer des pays asiatiques, de grandes quantités de riz. « Nous devons travailler en synergie pour booster la production rizicole en Afrique et exporter du riz vers l’Asie, d’autant plus que nos partenaires asiatiques, du fait des conséquences désastreuses des changements climatiques sont de plus en plus confrontés à d’énormes difficultés pour mettre en valeur des milliers d’hectares. Ils ont des problèmes pour produire la quantité de riz dont ils ont besoin pour leur consommation », a déclaré Sada Ly.

Au cours de cette session de formation des formateurs, organisée par AfricaRice, avec l’appui de la Banque africaine de développement (Bad), les participants étudieront les itinéraires techniques, les travaux de préparation et de fertilisation du sol, les différentes techniques de lutte contre la salinité, de semis, d’implantation de la culture, les travaux d’entretien, de traitement et de protection phytosanitaire de la plante.

Moctar FICOU / VivAfrik

One thought on “Des chercheurs africains à l’école des nouvelles technologies de la riziculture

Laisser un commentaire