Le Sénégal plante 235 000 espèces végétales en moins de trois ans

Dans le cadre de la lutte contre la dégradation du système environnemental et le besoin de la régénération des sites forestiers perdus dans le Delta du Saloum et les zones maritimes protégées sur le long de l’océan, les communautés villageoises de Sangako, Djilor, Médinaba, Joal et Djiffer en partenariat avec l’organisation « Nebeday » ont réussi en moins de trois ans planté un effectif de 235.000 espèces végétales de toutes variétés confondues.

Rien que dans la commune de Toubacouta, cette opération intitulée « opération 100.000 arbres » a permis la mise à terre d’un effectif de 43.719 arbres sur les places publiques, dans les écoles, les sites touristiques et autres lieux de divertissement. Les initiateurs de cette opération de lutte contre la perte des écosystèmes et la dégradation de nos forêts ont rendu public cet acquis en marge d’une visite des réalisations mixtes concédées par « Nebeday » et les communautés villageoises pour la sauvegarde de l’environnement dans les zones déjà citées, a relayé sudonline.sn. C’était en présence du conseiller régional environnemental et développement durable de l’ambassade de France au Sénégal, Pierre-Yves Bertrand, de Stéphane Meert, conseiller au développement rural et environnement à la délégation de l’Union européenne en République du Sénégal et d’autres partenaires de notre pays dans la gestion de l’environnement. Les communautés de Toubacouta et leurs partenaires comprennent mal que des organisations comme la leur puissent rentrer de Marrakech bredouille sans bénéficier des fonds compensatoires attribués au continent africain, le seul au monde ne provoquant pas de gaz à effets de serre.

Dans leurs adresses à a presse, ces communautés estiment que la grille de répartition des financements attribués à la sauvegarde de l’environnement et la lutte contre l’émission des gaz à effets de serre est mal gérée, car elle devait en principe bénéficier à toutes les organisations reconnues dans le monde surtout lorsque celles-ci poursuivent encore des activités sur le terrain. Mais, en marge de ces considérations jugées discriminatoires, les communautés de Toubacouta et leurs partenaires entendent poursuivre leurs programmes environnementaux et s’engagent à revêtir toutes les forêts nichées au sein de leurs zones d’action durant les trois prochaines années et même au-delà de cette échéance. L’idée pour elles est de susciter l’engagement de tous, surtout celui des enfants dont une cinquantaine est déjà admise à l’école élémentaire de Keur Diama (5 Kms au sud Est de Toubacouta) pour y suivre une éducation environnementale.

Moctar FICOU / VivAfrik

Laisser un commentaire