Un tête-à-tête entre Mariatou Koné et l’ambassadeur burkinabé pour une bonne gestion des personnes déplacées dans le Mont Peko

Une réunion du comité mixte ivoiro-burkinabé s’est tenue le vendredi 25 novembre 2016 sous la présidence de la ministre de la Solidarité, de la Cohésion sociale et de l’Indemnisation des victimes au cabinet dudit ministère.

Si l’on se fie à news.abidjan.net, Il s’est agi pour les deux parties de faire le point de la situation humanitaire des personnes déplacées, de mettre en place un comité technique et d’examiner les dispositions pratiques de la mission mixte à venir. La partie ivoirienne était composée de plusieurs ministères dont ceux de la Solidarité, de la Cohésion sociale et de l’indemnisation des victimes, de la Défense, de l’Intérieur et de la Sécurité, des Eaux et Forêts, des Affaires Etrangères, de l’Economie et des Finances ainsi que celui de la Santé. La ministre Mariatou Koné, a d’entrée salué la mobilisation des ministères et a donné plus de précisions sur les actions en cours dans le Mont Peko. « Ce que je peux dire de la situation humanitaire dans le Mont Péko, c’est que la situation est en train d’être jugulée par le gouvernement ivoirien accompagné de ses partenaires. C’est une distribution alimentaire avec la participation de la Côte d’Ivoire et de ses partenaires mais, il y a d’autres activités qui sont menées, au niveau sanitaire, de l’hygiène, de la santé de la reproduction, et de façon globale, le processus est en cours et c’est un processus qui est fort apprécié par les populations affectées. 750 millions de vivres ont été remis à Michelkro aux populations déplacées et riveraines en présence de madame Aichatou Mindahoudou, représentante spéciale du secrétaire général des Nations-unies pour la Côte d’Ivoire et Abdou Dieng, directeur régional du programme alimentaire mondial pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre », a révélé la ministre.

Mahamadou Zongo, ambassadeur du burkina Faso en Côte d’Ivoire a remercié le gouvernement ivoirien et la ministre Mariatou Koné et toute son équipe pour les efforts qui sont faits pour gérer de manière pacifique l’évacuation du parc national du Mont Peko. « C’est une situation qui est ancienne puisque l’occupation remonte au début des années 2000 et beaucoup d’initiatives ont été développées. Il y a eu des campagnes de sensibilisation qui ont été faites jusqu’à l’étape actuelle, ce qui a permis d’évacuer de manière pacifique le Mont Peko. Il y a un travail sérieux, souterrain qui a été fait pour que les milliers de personnes puissent quitter le parc sans affrontements. La suite c’est comment éviter une réoccupation du parc, c’est dans ce sens qu’une équipe est mise en place pour travailler afin de proposer un plan d’actions pour que les solutions soient durables », a déclaré le diplomate. Avant cela, il avait indiqué que les informations qui leur sont remontées ne sont pas de nature à créer des problèmes entre son pays et la Côte d’Ivoire. « Les lois du pays d’accueil doivent être respectées car, selon lui même au Burkina Faso, on n’entre pas de manière illégale dans les forêts classées », a-t-il conclu.

Moctar FICOU / VivAfrik

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