Des efforts de mutualisation des approches pour une gestion foncière le long du fleuve Sénégal préconisées

Le ministre de l’agriculture, Kassoum Denon, a présidé, hier, les travaux de lancement au Mali du projet « Gouvernance foncière améliorée pour une prospérité partagée dans le bassin du fleuve Sénégal » et de validation du Cadre d’analyse de la gouvernance foncière (Cagf) du Mali. La cérémonie s’est déroulée au grand hôtel, lors d’un atelier national de 2 jours organisé à cet effet, a relayé malijet.com.

Ce projet intervient au moment où la gouvernance foncière préoccupe aussi bien les paysans que les autorités politiques. La terre, à tous les niveaux, est convoitée. La situation, en milieu rural, se caractérise par une pression extrême sur la terre. Les tensions ou conflits que génère cette pression se répercutent sur la sécurité alimentaire. D’où la pertinence d’un tel projet pour le Mali qui est un pays agricole par excellence. Financé par le gouvernement fédéral d’Allemagne, le projet couvre le Mali, la Mauritanie et le Sénégal. Il est conjointement exécuté par l’Initiative prospective agricole et rurale (Ipar) et l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (Fao). Durant les deux jours de travaux, les acteurs de ce projet multi-acteurs échangeront sur les Directives volontaires (Dv) pour une gouvernance responsable des régimes fonciers applicables aux terres, aux pêches, aux forêts et aux autres initiatives en cours. Ils valideront aussi le cadre d’analyse de la gouvernance foncière du Mali, en vue de la mise en place d’un cadre de concertation et d’actions sur la gouvernance foncière de notre pays. Outil de la Banque mondiale, le cadre logique mesure et évalue les progrès réalisés par les pays en matière de gouvernance foncière. « Ce cadre constitue un outil de diagnostic et d’analyse permettant d’évaluer le statut de la gouvernance foncière au Mali. Il s’agit d’un processus participatif qui s’appuie de manière systématique sur le savoir-faire local et les données existantes », a indiqué le ministre Denon dans son mot d’introduction.

L’atelier national de validation constitue, selon M. Kassoum Denon, « un cadre idéal pour fédérer et mutualiser les forces et les approches ». Pour lui, il s’agira « d’aplanir les divergences afin que chaque pays puisse s’épanouir économiquement dans le cadre d’une gouvernance foncière apaisée autour du bassin du fleuve Sénégal ». L’une des difficultés majeures à laquelle font face les décideurs politiques est la complexité des problèmes fonciers. Pour surmonter ces difficultés, le gouvernement du Mali a adopté, le 31 décembre 2014, la politique foncière agricole (Pfa). L’adoption le 07 octobre 2015 par l’exécutif du projet de Loi sur le foncier agricole (Lfa) s’inscrit aussi dans ce cadre. « Le gouvernement s’est inspiré des directives volontaires de la Fao, de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) et de l’Union africaine (Ua), a souligné le ministre en charge de l’agriculture.

Moctar FICOU / VivAfrik

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