L’implication des multinationales implantées en Afrique souhaitée pour la mise en œuvre du programme de développement durable

Au mois de septembre 2015, les pays du monde se sont fixés un nouveau programme de développement à l’horizon 2030. Pour la mise en œuvre de ces Objectifs de développement durable (Odd), un expert égyptien préconise l’implication des compagnies étrangères implantées en Afrique et qui font beaucoup de bénéfices.

Selon lesoleil.sn, les multinationales implantées en Afrique doivent soutenir les pays africains dans la mise en œuvre du programme de développement durable à l’horizon 2030 en y consacrant, chaque année, entre 1 à 3% de leurs chiffres d’affaires. C’est en tout cas ce qu’a préconisé Dr Cherif Al Khoreiby, diplômé en science politique à l’université du Caire et expert financier. Il tenait, au Centre de formation aux médias logé dans les locaux de la télévision égyptienne, une communication sur « Une stratégie pour un développement durable en Afrique ». C’est dans le cadre de la 48ème session de formation des jeunes  cadres  journalistes africains organisée par l’Union des journalistes africains (Uja), en collaboration avec le ministère égyptien de l’information. Une vingtaine de jeunes journalistes venus de différents pays africains dont le Sénégal, le Maroc, le Nigeria, le Gabon, le Rwanda, la Tunisie, etc., prennent part depuis samedi à cette formation. Ce stage se poursuivra jusqu’au 16 décembre. « Ces compagnies font de bonnes affaires en Afrique. S’ils profitent de nous, nous devons aussi pouvoir profiter d’eux. Avec ce geste, c’est des milliards qui seraient engrangés pour financer des projets de développement en Afrique », a estimé l’intellectuel égyptien.

Le Dr Al Khoreiby a, en outre, souligné le rôle de sensibilisation des journalistes pour l’atteinte des Objectifs de développement durable en Afrique d’ici à 2030. Selon lui, ce concept repose sur trois piliers interdépendants : l’économie, le social et l’écologie. « Toutes les catastrophes climatiques sont liées à la course effrénée vers le développement économique et la recherche du profit. On dit souvent même que l’économie n’a pas de cœur. Les journalistes doivent sensibiliser les populations sur l’impératif de prendre en compte du volet social et environnemental dans les projets de développement en Afrique. Il s’agit là de faire de la chirurgie pour se débarrasser d’un cancer », a soutenu le politologue. Il a préconisé que les journaux africains mettent chaque jour à la Une un article consacré à l’environnement et un autre consacré au social. « En le faisant, les médias africains sauvent le continent d’une catastrophe et l’épargne d’une révolution en vue », a estimé Dr Al Khoreiby.

Moctar FICOU / VivAfrik

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