Un ouvrage qui prône une pratique orthodoxe de la RSE présenté au public

L’auteur principal a enfin souligné que le livre qui attend des contributions et critiques scientifiques, en vue de son amélioration s’est fondé sur l’expérience concrète de certaines entreprises (Cie, Sodeci, Sifca…).

« Responsabilité sociétale de l’entreprise et management éthique en Afrique ». Tel est le titre de l’ouvrage de 205 pages, fruit d’un partenariat entre le Centre d’action pour la paix (Cerap) et la Banque africaine de développement (Bad). Sa rédaction est l’œuvre de dix auteurs pluridisciplinaires issus de la diaspora africaine, dont 50% d’ivoiriens, 70% du monde universitaire, 10% d’institutions parapubliques, 10% de la grande entreprise et 10% de la société civile, sous la direction du prêtre jésuite, économiste, François Kaboré, qui en est l’auteur principal.
Le 24 mars dans les locaux du Cerap à Abidjan-Cocody, sa présentation officielle a donné lieu à une critique scientifique et professionnelle de deux praticiens. Notamment, le Pr Goula Bi Tié Albert de l’Université Nangui Abrogoua et Jean Chatelain du cabinet Ernst & Young. Ainsi, il ressort de leur analyse que le document a réussi à rassembler des points de vue divers de spécialistes pluridisciplinaires de différents horizons, sur la question de la Responsabilité sociétale de l’entreprise (Rse). Ils ont ensuite évoqué la pertinence d’une adaptation de la Rse au contexte africain. Car, diront-ils, « c’est un concept nouveau en Afrique. C’est tenir compte des réalités africaines pour une bonne pratique ». Les deux panélistes ont fait remarquer que le document a ouvert des pistes d’orientation et de réflexion sur la question fondamentale de la Rse, qui est d’actualité.

Pour l’auteur principal, le livre qui définit ce nouveau concept de Rse, ainsi que le management éthique en Afrique, en vue de la durabilité des entreprises, véhicule un message collectif en ses 9 chapitres. « Il essaie de situer un temps soit peu, ce que c’est la responsabilité sociétale, en terme de sa compréhension sur le plan éthique, moral, économique, philosophique, etc…», a-t-il déclaré. Avant d’ajouter qu’il traduit dans un deuxième temps, l’exemple de l’accompagnent du Cerap au sein de certaines entreprises (Cie, Sodeci, Sifca) dans la mise en pratique de leur Rse. Et enfin, il évalue la pratique de la Rse en Afrique, qui doit évoluer et se situer au-delà du purement volontaire, pour la durabilité de l’entreprise, a-t-il dit. François Kaboré, par ailleurs directeur de l’Institut universitaire du Cerap, a défini le concept de la Rse comme étant ce que l’entreprise entreprend de faire au bénéfice de ses employés, de toutes ses parties prenantes. A savoir, ses riverains, les générations futures et qui va au-delà.

Et pour ce qui est du management éthique, selon lui, c’est le fait que le management ne se préoccupe pas seulement de l’efficient économique. « L’efficient économique doit s’inscrire dans le cadre plus global de la rationalité éthique et humaine. L’entreprise doit être un moyen de création de valeurs partagées pour toutes les parties prenantes. Notamment, les actionnaires, les employés, les riverains et même les générations futures », s’est-il expliqué.

Source : fratmat.info

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