Biodiversité marocaine : un atelier pour faciliter l’accès aux ressources génétiques

Un atelier qui a pour principal objectif une mise à niveau et un échange avec les entreprises marocaines concernées par la valorisation des ressources génétiques a été organisé au Maroc.

La biodiversité au Maroc est une vraie richesse et en découle un marché des produits dérivés de ressources génétiques considérables, estimé il y a une dizaine d’année entre 500 et 800 milliards de US $. L’offre en ressources génétiques de la nature marocaine est qualitativement tout aussi considérable, fondé sur un potentiel de plus de 31000 espèces sauvages (sans compter les microorganismes). C’est le deuxième plus important potentiel à l’échelle de toute la Méditerranée, avec des diversités génétiques extraordinaires, parfois uniques, exprimées en potentiels médicamenteux, résistance à la sécheresse, résistance aux maladies, venins, … pouvant, si l’on fie à levert.ma, être capitalisées, à travers des investissements de R&D, pour en extraire des dérivés chimiques, biochimiques, naturels, génétiques, … très demandés sur les marchés cosmétiques, agroalimentaires, pharmaceutiques, … de très hautes valeurs ajoutées.

Le ministère délégué chargé de l’Environnement, avec l’appui de la coopération allemande (Giz) et la collaboration de la Rso (l’Association pour le développement de la Responsabilité sociétale des organisations au Maroc), organisent un atelier d’échange et dialogue sur « l’Accès aux ressources génétiques et le partage juste et équitable des avantages découlant de leur utilisation (Apa) au Maroc – opportunités et défis pour les entreprises marocaines ». Il a pour principal objectif une mise à niveau et un échange avec les entreprises marocaines concernées par la valorisation des ressources génétiques, notamment des responsables des unités de la Recherche & développement et la valorisation de la matière première (ressources génétiques). Les plus concernés des fournisseurs sont le HCEFLCD (ressources génétiques sauvages ou forestières), le Ministère de la Pêche Maritime (ressources marines), le Ministère de l’Agriculture (pour les RG agricoles), la banque nationale des microorganismes au CNRST (pour les microorganismes) ; alors que les entreprises utilisatrices de ce potentiel demeurent peu ou pas impliquées parce que peu ou pas sensibilisés sur les enjeux socioéconomiques qu’offrent ces ressources pour un développement durable respectueux de l’environnement.

Des exemples pratiques d’implication des entreprises dans le processus Apa (avec dans la mesure du possible des noms d’entreprises), des chiffres d’engagement, des chiffres monétaires et non monétaires sur le partage, et une analyse des avantages pour ces entreprises dans ce processus, sont dans l’ordre du jour de cet atelier. Il s’agit également de faire un « business case » ou argument commercial sur la pertinence et l’importance du mécanisme APA. Cet atelier sera l’occasion pour informer les entreprises privées marocaines sur les enjeux socioéconomiques, du protocole de Nagoya et du concept APA ; les leçons apprises des autres pays dans la mise en place d’un cadre national, pour les fournisseurs et utilisateurs et les raisons, les détails et les implications pratiques des approches proposées dans l’avant-projet de loi.

Moctar FICOU / VivAfrik

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