Sénégal : selon Boubacar Diallo, Fatick est capable d’« assurer sa sécurité alimentaire »

La région de Fatick (centre) est en mesure d’assurer sa sécurité alimentaire puisque la production céréalière couvre 91% de ses besoins, malgré la pluviométrie déficitaire du dernier hivernage, a assuré mardi Boubacar Diallo, l’adjoint du directeur régional du développement rural (Drdr). « Les céréales produites dans la région sont estimées à 141.025 tonnes. Et selon la norme de la FAO (l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture), à savoir 185 kilogramme par personne et par an, elles pourront couvrir 91% des besoins céréaliers de la région, qui a une population de 813.542 habitants », a dit à l’APS M. Diallo. Il intervenait à une réunion d’évaluation de la campagne agricole 2016-2017. « Avec ces résultats assez satisfaisants, la région de Fatick pourra assurer sa sécurité alimentaire sur les 11 mois de l’année », malgré « une pluviométrie déficitaire, qui n’est pas très bien répartie », a assuré Boubacar Diallo.

« Les emblavures ont connu une hausse d’au moins 28% par rapport à la campagne agricole précédente (2015-2016). Et les productions ont suivi la même tendance, avec une hausse de 1,7% pour les cultures céréalières et de 13% sur l’arachide », a-t-il précisé. M. Diallo signale que la production de riz a connu une baisse de 14% dans la région de Fatick, durant la campagne agricole 2016-2017. Malgré ce recul, Fatick reste le quatrième producteur de riz pluvial au Sénégal, derrière les trois régions du sud (Kolda, Sédhiou et Ziguinchor), a-t-il signalé. Selon Boubacar Diallo, cette région, deuxième productrice de mil et d’arachide du Sénégal, fournit 19% de la production céréalière du pays. « Comme les précédentes, la campagne agricole 2016–2017 a connu une bonne organisation, sa préparation notamment. Très tôt, le ministère de l’Agriculture et de l’Equipement rural a pris les mesures idoines pour son bon déroulement », a signalé M. Diallo.

Les résultats de cette campagne ont été obtenus grâce à « la mise en place à temps des semences, la facilitation de l’accès aux intrants, le renforcement de l’utilisation des semences certifiées et le bon accompagnement technique des producteurs », a-t-il ajouté.

Moctar FICOU / VivAfrik

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