Dessiccation des fruits et légumes : une réforme attendue en Algérie

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L’Algérie s’achemine vers une réforme nationale par l’utilisation des énergies de substitution dans la dessiccation des fruits et légumes. Cette réforme vise des techniques de maitrise de la dessiccation des fruits et légumes par l’utilisation des énergies de substitution, à travers une série de rencontres organisées par le ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifiques afin de consolider l’intégration de l’Université des Sciences et de la Technologie Houari Boumediene (Usthb) d’Alger dans l’environnement socio-économique.

Le professeur à l’Université des Sciences et de la Technologie Houari Boumediene par ailleurs directeur du Centre de développement des énergies renouvelables (Cder) a laissé entendre que ce projet « s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre des actions liées à la sécurité alimentaire, qui constitue l’une des priorités du Gouvernement, d’autant plus que la facture d’importation des produits agricoles séchés a atteint, au cours des dernières années, 250 millions USD ». M. Yassaa s’exprimait en marge du colloque national sur la dessiccation des fruits et légumes, organisé à l’Unité de développement des équipements solaires (Udes).

La dessiccation des fruits et légumes permet « l’exploitation » de surplus de production et sa consommation en dehors des saisons

A l’en croire, ce colloque vient couronner une série de rencontres sur plusieurs aspects liées à l’organisation des activités de la recherche scientifique et du développement technologique en matière de dessiccation et de conservation des fruits et légumes, et partant « mettre au point une référence » nationale des procédés, normes et techniques appropriées.

Les participants, à travers les ateliers, vont se pencher sur la proposition des moyens de valorisation des résultats scientifiques utilisables et de leur mise à la disposition des industriels et investisseurs, la concertation sur la maitrise expérimentale et les aptitudes de conception et les moyens de réalisation.

La rencontre tenue dans les locaux de l’Unité de développement des équipements solaires a aussi passé au peigne fin la « préparation d’une plateforme lisible permettant d’élaborer le cadre réglementaire relatif à la délivrance de attestations et à la normalisation, la garantie d’un marché réglementé conformément aux critères internationales de qualité et d’utilisation, avec la mise au point d’un logiciel pour faciliter les opérations de dessiccation des fruits et légumes », a ajouté M. Yassaa. Qui affirme que la dessiccation des fruits et légumes permet « l’exploitation » de surplus de production et sa consommation en dehors des saisons, car il s’agit là de l’un des meilleurs procédés de conservation alimentaire.

Une base conforme au protocole de production de divers produits sera mise en place prochainement

Lors deson speech, Hafid Aourag, directeur général de la Recherche scientifique et du développement technologique au ministère de l`Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, a parlé de la signature de 28 conventions entre les structures de Recherche et des opérateurs économiques dans des domaines portant sur l’industrie alimentaire, la santé, ressources en eaux et l’industrie.

Il s’agit d’une nouvelle dynamique participative qui connaîtra une évolution « importante », notamment avec l’entrée en service d’une plate-forme de données englobant l’ensemble des innovations réalisées par des chercheurs algériens et qui sera mise à la disposition des opérateurs économiques et des pouvoirs publics.

Le projet s’inscrit dans le cadre d’un « large » programme de partenariat avec la Chambre nationale du commerce et d’industrie en vue de mettre en place une base de données précise qui permettra de capter des opérateurs économiques et d’aider les pouvoirs publics en matière de prise de décisions dans ce domaine.

« Une base conforme au protocole de production de divers produits sera mise en place prochainement, et ce, conformément à des critères scientifiques portant sur 9 étapes, à partir de l’idée jusqu’à la concrétisation et l’exploitation », a conclu M. Aourag.

Moctar FICOU / VivAfrik

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