Avancée de la mer, coupe abusive de bois,… le Sénégal conscient de la  vulnérabilité de son écosystème

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Bargny sous la menace d’une bombe écologique

 Aujourd’hui, la ville de Bargny est doublement menacée, selon ces habitants. Si ce n’est pas l’avancée de la mer qui risque de rayer la commune de la carte géographique, c’est la pollution occasionnée par la Sococim, située non loin. A cela vient s’ajouter la construction d’une centrale à charbon toujours dans le périmètre de la commune. Un projet qui a entraîné une levée de boucliers des populations. Ces dernières ne souhaitent pas  que la centrale soit installée dans la zone. Cette centrale électrique de 125 MW est financée à hauteur de 35 milliards de F Cfa par la Banque  africaine de développement. Mais le projet est fortement contesté. Selon, l’ONG ‘’Lumière, synergie, développement’’ l’Etat cherche à faire un forcing’’, car souligne-t-il dans  le code de l’environnement il est précisé ‘’qu’une centrale ne doit pas être près des établissements habités, d’un cours d’eau’’.

 Tolérance zéro  aux coupeurs de bois

Le service des Eaux et Forêt du Sénégal est déterminé à combattre les coupeurs de bois jusqu’à à leur dernier retranchement. Le Colonel Alé Seck par ailleurs Inspecteur Régional des Eaux et Forêt a déclaré que « Nous serons sans pitié à l’égard des fauteurs qui n’hésitent pas à tirer sur nos hommes. Ainsi, des instructions sont données à ces défenseurs de la nature pour « traquer partout ces trafiquants de bois afin de les mettre hors d’état de nuire, notamment le long de la frontière avec la Gambie », a-t-il  précisé dans Vivafrik .Cette déclaration de guerre coïncide avec un abattage de près de 100 caïlcédrats dans la forêt de Diaobé. Ce qui fait dire à certains observateurs koldois que ce combat ne pourrait être gagné sans « une collaboration franche » des populations autochtones et des élus qui sont invités à jouer pleinement leur partition dans cette lutte afin qu’elle puisse obtenir les résultats escomptés.

Le Sénégal, désormais conscient de la  vulnérabilité de son écosystème

La Contribution Prévue Déterminée au niveau National (CPDN) du Sénégal s’inscrit dans le cadre de sa stratégie de développement, le Plan Sénégal Émergent (PSE), ainsi que ses programmes sectoriels de gestion durable de ses ressources naturelles et environnementales. En effet, plusieurs études réalisées au Sénégal renseignent sur les conséquences du changement climatique. Les impacts observés montrent une évolution à la baisse de la pluviométrie, une hausse certaine des températures moyennes, une élévation du niveau de la mer et des perturbations sur la disponibilité de ressources hydrauliques et halieutiques, des sols et espaces cultivables. Elles traduisent une vulnérabilité des écosystèmes du Sénégal, nécessitant des actions précises d’atténuation et d’adaptation aux perspectives climatiques futures afin d’en maîtriser les impacts potentiels, nous renseigne Actuvert.

Sénégal : Vers la promotion d’un cadre de gouvernance décentralisée pour le développement des énergies renouvelables

A l’occasion de la conférence internationale de Dakar sur les changements climatiques,

La société civile au nom de Sékou Sarr, directeur d’Enda Energie a attiré la nécessité de promouvoir un cadre de gouvernance décentralisée de l’énergie  pour permettre aux territoires et aux citoyens de s’impliquer dans la dynamique de fourniture  de produits et des services énergétiques et également une articulation des services énergétiques durables avec les secteurs et les chaines de valeurs énergétiques stratégiques au niveau des territoires pour une large contribution des territoires et de leurs acteurs au renforcement de l’économie locale », a-t-il plaidé selon Vivafrik. Toujours selon lui, un impératif à corriger.

Ndéye Fatou Ndiaye / VivAfrik

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