Sénégal : Des journalistes s’informent sur le changement climatique et les enjeux de la COP 21

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Des journalistes sénégalais sont désormais mieux outillés pour informer le public sur le changement climatique. Un groupe vient de bénéficier d’une journée d’échange avec des experts de la question. La rencontre s’est tenue, ce jeudi 15 octobre à Dakar sur initiative de l’Institut Panos Afrique de l’Ouest.

Ce face à face organisé en prélude à la COP 21 a permis aux participants d’en savoir davantage sur les causes et les manifestations du changement climatique. Selon Pr Amadou Thierno Gaye, un climatologue qui a pris part aux travaux, « L’action de l’homme reste la cause principale de ce dérèglement climatique avec les émissions en quantité de plus croissante de gaz à effet de serre » entre autres mauvaises pratiques industrielles qui ont pour conséquences «  le réchauffement global de la température de la terre, l’augmentation du niveau de la mer… »

Cette rencontre de Dakar a aussi révélé que « Les pays les moins pollueurs sont les plus impactés par ce changement climatique ». Dans ce sillage, Pr Gaye énumère tout un chapelet de dégâts : « une décennie de sécheresse, des inondations à certains endroits, le phénomène de la houle, l’érosion côtière, la baisse de production, la faim », entre autres.

C’est pourquoi, la question de « la réparation de ce préjudice » s’est posée de façon récurrente au cours de cette rencontre d’échange. Sur ce registre, les populations attendent beaucoup des négociateurs de la COP de Paris pour que des engagements fermes puissent être obtenus au niveau de la communauté internationale afin de faire face à cette question et améliorer les conditions d’existence des personnes impactées par ce dérèglement.

Toutefois, ces experts ont laissé entendre qu’il y a urgence à agir pour améliorer le cadre de vie. Cela devait passer impérativement par « réduire l’émission de gaz à effet de serre, de façon soutenue et pendant longtemps », a fait savoir M Gaye. Au même moment, les pays doivent aussi améliorer leur gouvernance forestière par le renforcement de la lutte contre la déforestation et une protection plus accrue des forêts qui constituent des puits de carbone.

Ainsi, pour parvenir à ce changement de comportements et apporter sa contribution au volet lié à l’information des publics africains, l’IPAO à travers la plate-forme Flamme d’Afrique mobilise les journalistes de part le continent africain pour « la production et la diffusion d’informations de qualité sur le changement climatique et la COP 21 d’octobre à décembre 2015 », a indiqué sa Directrice, Madame Diana Senghor.

Ismaila Mansaly / Vivafrik

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