Le Ghana veut passer de 50 000 tonnes à 150 000 tonnes sa production d’anarcade d’ici 10 ans

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Le Ghana veut tripler sa production d’anacarde à l’horizon 2025. En effet, le ministère de l’agriculture a exprimé  son vœu de voir la récolte de noix de cajou passer de 50 000 tonnes actuellement à 150 000 tonnes d’ici 10 ans, selon Ecofin, repris par Vivafrik.

Pour y parvenir, le pays devra mettre en valeur son potentiel pour la culture de l’ancarde. Des 60 districts du pays qui peuvent produire  de l’anacarde, seuls ceux de la région de Brong Ahafo s’y sont mis représentant 90% de la production nationale. Mais pour que ces régions mettent en valeur leur potentiel, il faudrait qu’elles bénéficient de l’appui du gouvernement, qui, à l’instar des autres filières, accompagne la culture de l’anacarde en mettant des intrants à la disposition des producteurs. C’est ce qu’a déclaré le Dr Gideon Kofi Agbley, un des avocats de  l’anacarde ghanéene lors d’un séminaire portant sur l’avenir de la filière au Ghana.

Autre recommandation, la nécéssité pour les autorités de parvenir à un accord avec la côte d’Ivoire sur l’interdiction d’exportation de la noix par voie terrestre qui frappe actuellement le Ghana. Alors que les industries de transformation de l’ex-côte de l’or rencontrent des difficultés  à trouver de la matière première, les acteurs locaux de l’anacarde font pression sur leur gouvernement pour trouver une entente avec la nation éburnéenne. «Actuellement, la Côte d’Ivoire voit le Ghana comme un rival, et comme un importateur. Aussi traite-t-elle le pays comme tel. Nous devons changer cette vision par le dialogue afin que nos transformateurs puissent acheter de la matière première chez eux» a affirmé le Dr Agbley.

Difficile en effet  de négliger l’importance de la Côte d’Ivoire dans le cacao alors que la nation revendique le rang de premier producteur de la planète.

Par Saër SY