Cop22: Le Roscevac à pied d’œuvre pour la prochaine édition de cette grand-messe de l’environnement

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Séjournant récemment au Maroc, le Réseau des organisations de la société civile pour l’économie verte en Afrique centrale (Roscevac) y a délivré un plaidoyer pour que la prochaine Conférence des parties (Cop22) soit «véritablement africaine», rapporte gabonreview.com dans sa livraison du jour.

A peine la Conférence des parties (Cop 21) à la Convention-cadre des Nations-unies sur les changements climatiques (CCNUCC) achevée à Paris (France) que le Réseau des organisations de la société civile pour l’économie verte en Afrique centrale (Roscevac) est déjà à pied d’œuvre pour la prochaine édition de cette grand-messe de l’environnement.

La délégation du Roscevac devisant avec Hakima EL Haite, ministre déléguée du Royaume du Maroc, en charge de l’Environnement. Et, les membres du Roscevac échangeant avec le directeur général de l’Aderee. © D.R.

C’est dans cette optique qu’une délégation conduite par son président s’est rendue récemment au Maroc. Là-bas, il a été question d’activer les contacts et de rencontrer toutes les personnes et administrations intervenant dans les questions relatives au réchauffement climatique, à la protection de la nature et aux problèmes d’énergie.

La délégation du Roscevac, accompagnée de l’ambassadeur du Gabon au Maroc, a été reçue par le ministre déléguée marocain en charge de l’Environnement. Se saisissant de cette opportunité, les membres de la délégation lui ont remis des documents relatifs aux actions menées et aux perspectives d’avenir, lui réitérant leur invitation à prendre part au Congrès du Roscevac prévu à Libreville, entre Juin et Juillet 2016, et à la 7éme édition, à Pointe Noire, au Congo, du Forum international Green business en mai prochain.

La délégation du Roscevac s’est également rendue au siège du Conseil national des droits de l’Homme du Maroc (CNDH). Avec le président du CNDH, chargé des relations avec la société civile, elle a échangé sur les perspectives de la Cop22. A ce propos, Driss EL Yazami a indiqué que toutes les actions qui seront menées devront l’être dans le droit fil des préoccupations exprimées par la société civile. Les membres du Roscevac ont été assurés de la disponibilité du CNDH et de ses démembrements à servir de courroie de transmission pour permettre une fluidité relationnelle avec les autres composantes du comité d’organisation de la Cop22.

Dans ce périple, les membres du Roscevac se sont rendus à l’Agence nationale pour le développement des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique (Aderee), à Rabat. Cette visite a permis au directeur général de cette structure de la présenter à ses hôtes. L’Aderee est, en effet, un établissement public œuvrant pour la généralisation de l’utilisation des énergies renouvelables et pour l’efficacité énergétique. Said Mouline a également indiqué que le développement de ces énergies alternatives contribue à la réduction de la dépendance énergétique du Maroc et, par conséquent, au développement durable, dans le respect des principes de bonne gouvernance.

En outre, l’Aderee gère un centre de formation régional pour les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique, placé sous l’égide de l’Unesco. Son objectif est de renforcer la coopération internationale et régionale pour le développement des ressources humaines et institutionnelles dans le domaine des énergies renouvelables, de l’efficacité énergétique et du développement durable.

Pour leur part, Nicaise Moulombi et Anaclé Bissiélo, s’appuyant sur les résolutions de la Cop21 et livrant un mémorandum des réflexions et analyses auxquelles sont parvenues les forces de la société civile africaine, ont rappelé que le doute n’est plus permis. Ils estiment que l’Afrique gagnerait à se servir de l’expérience marocaine.

Anaclé Bissielo s’est appesanti sur la perspective de la Cop22. Il a indiqué que le Roscevac s’inscrit dans une vision stratégique fondée sur l’évaluation des efforts entrepris par les Etats pour les réformes institutionnelles devant permettre à l’Afrique de se doter d’un plan global de restauration et de compensation en matière climatique.