Madagascar: 100 jours pour résoudre les problèmes récurrents dans le Sud

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« Le gouvernement malgache dispose de trois mois pour élaborer le plan de mise en œuvre des engagements sortis de la concertation nationale sur les problèmes récurrents du Sud », qui souffre de la sécheresse et de la famine, a révélé lundi Onitiana Realy, ministre de la Population, rapporte french.cri.cn dans sa livraison du jour.

A Madagascar, des travaux de deux journées de concertation sur la lutte contre les problèmes récurrents du Sud ont eu lieu les 19 et 20 février dans le district d’Ambovombe, afin de d’élaborer une stratégie d’intervention et des solutions pérennes pour remédier à la sécheresse et à la famine.

« Nous élaborerons en 100 jours le plan de mise en œuvre des engagements sortis à l’issue de la concertation nationale sur les problèmes récurrents du Sud », a déclaré la ministre, « un délai dans lequel nous poursuivrons également les actions d’urgences ».

Elle a expliqué que les populations locales du Sud entameront leur année de culture cette semaine, où les premières pluies devraient arriver selon les informations météorologiques, et les premières récoltes auront lieu dans trois mois.

« Les propositions et réclamations émanant de toutes les populations concernées et des experts sont à étudier en 100 jours avant de les ficeler en projet aux solutions durables à la sécheresse et à la famine », a indiqué Onitiana Realy.

« La coordination des actions d’urgences constitue l’un des engagements de la concertation à part les projets pour résoudre les problèmes récurrents dans le sud », a précisé la ministre.

Onitiana Realy a expliqué que ces projets seront présentés par le gouvernement aux partenaires techniques et financiers de Madagascar le 31 mars prochain, lors d’un dialogue stratégique.

« Entre la période de septembre 2015 au mois de juin 2016, Madagascar utilise 11 millions de dollars dans la réalisation des actions urgentes telles que les descentes, les dons de médicaments et de vivres », a-t-on appris.

Dans le sud de Madagascar, où le taux de pauvreté dépasse le seuil critique, plus de 90 % de la population de la région Androy (à l’extrême sud) sont pauvres, et plus de 50 % des communes sont en situation de vulnérabilité alarmante dans la région du sud-ouest, la région Anosy (dans le sud-est) ainsi que la région Androy.

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