Le système scolaire ivoirien a vomi plus de 6 millions d’apprenants en 2015

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Plus de 6 millions de personnes âgées de 3 à 24 ans sont restées hors du système scolaire en Côte d’Ivoire en 2015, révèlent ce samedi nos confrères de starafrica.com dans une enquête réalisée par l’Etude nationale sur la situation des enfants et adolescents en dehors de l’école en Côte d’Ivoire (Ensea).

Selon cette étude réalisée en mai 2015, la tranche d’âge de 3-24 ans représente plus de la moitié de la population ivoirienne, soit 56,8%. Cette population cible est « majoritairement » dominée par les Enfants hors du système scolaire (Ehss). « 2 enfants sur 3 (soit 65,6%) sont hors du système scolaire et 6 061 161 personnes ayant entre 3 et 24 ans sont Ehss en 2015 : soit 3 845 805 en milieu rural contre 2 215 356 en milieu urbain», précise le rapport qui indique que le phénomène touche majoritairement les filles, 54 Ehss sur 100 sont de sexe féminin. Par ailleurs, souligne le document, « les parents ou tuteurs de ces Ehss sont, pour la plupart, occupés dans l’agriculture (38,5%), 7,9% exercent dans le commerce et 28,9% dans les activités de services». A en croire l’Ensea, les enfants hors du système scolaire en Côte d’Ivoire sont principalement issus des ménages les « plus pauvres » et de « faible » niveau d’instruction. « 64,7% des enfants et adolescents hors du système scolaire ont déclaré avoir travaillé au cours des 12 derniers mois précédant la collecte de données » relève ce rapport qui retrace le profil des enfants et adolescents hors du système scolaire en Côte d’Ivoire en 2015. Pour trouver une solution à cette problématique des Ehss, l’Ensea recommande de « faire obligation à tous les parents de scolariser leurs enfants. »

Cependant, conclut le rapport, cette mesure doit être associée entre autres, à « la construction d’écoles dans les localités qui sont dépourvues, notamment de collèges de proximité, à une amélioration de la qualité de l’enseignement et de l’apprentissage et à une plus forte implication des collectivités locales » dans la gestion de l’école.

Moctar FICOU / VivAfrik

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