Protection de l’environnement, et transition énergétique : le Sénégal adopte l’économie verte

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Des brigades frontalières  pour lutter contre le trafic du bois

La Direction des Eaux et forêts et chasses va installer des brigades frontalières le long de la frontière avec la Gambie, en vue de combattre le trafic de bois qui s’est intensifié ces temps-ci vers ce pays voisin. L’annonce a été faite par le Colonel Papa Assane Ndiour, inspecteur des Eaux et forêts et chasses de Tambacounda.

Ce trafic touche surtout les espèces telles que le « Ndimb » et le « venne ». Le site de Saré Yéli dans l’arrondissement de Makacoulibantang et le site de Bantantinti à Néttéboulou dans la région de Tambacounda ont été choisis pour abriter ces brigades frontalières. Ces nouvelles brigades recevront un personnel d’appui, des équipements logistiques nous dit iGFM.

Les ONG  aux secours du monde rural

7 A, Save The Children, OXFAM en partenariat avec l’Union Européenne unissent leurs efforts pour s’engager dans la lutte contre l’insécurité alimentaire en milieu en rural. Ces ONG viennent de procéder au lancement d’un projet de résilience qui va être exécutée de 2016 à 2018 dans les communes de Bagadadji, Coumbacara, Saré Bidji et Guiro Yéro Bocar dans la région de Kolda (sud). Dans sa mise en œuvre, ce projet prévoit de faire adopter aux bénéficiaires « de nouvelles stratégies agricoles qui leur permettent d’accroitre leur production et surtout de la diversifier.  Ainsi des mécanismes vont être développés pour réduire les risques et les désastres liés aux changements climatiques » a indiqué Ndèye Khar Ndiaye de l’ONG OXFAM nous renseigne Vivafrik.

Le Sénégal  se lance dans la course au fonds vert pour  le climat
« Le Sénégal doit travailler à la mise en place d’une institution qui servira d’intermède pour couvrir toute l’économie du pays et voir comment sélectionner et accompagner des entités potentielles d’accréditions pour tirer profit des mécanismes financiers », a suggéré l’expert M. Séburikoko.
Présentant le processus d’accréditation au Fonds, il a rappelé que le FVC est mis en place pour promouvoir un développement sobre en carbone et résilient aux changements climatiques dans les pays en développement.
Selon lui, il faut, pour accéder au Fonds, prouver que cela contribue au renforcement de la résilience et à la réduction des réductions des gaz à effet de serre selon Aps.

Des femmes s’investissent dans le solaire

Les femmes des régions de Tambacounda et de Kédougou, à travers le projet de GVEP ont, désormais, la loisibilité de changer les services énergétiques pour un développement socioéconomique durable dans leur foyer. A cet effet,  l’accès à l’énergie durable peut également contribuer à améliorer les conditions de vie de la population grâce à des cuisinières améliorées non nocives, un éclairage fiable et la possibilité de recharger les téléphones portables. Elles peuvent aussi, à travers cette énergie, l’utiliser à des fins productives, par exemple pour le traitement et la transformation du riz, sorgho, mil, maïs, coton, fruit du baobab et miel rapporte Vivafrikom.

Le Sénégal se dote d’une autre centrale solaire

Toujours selon ce site, après la centrale photovoltaïque, Senergy II de 20 MW qui sera construite à Bokhol non loin de Dagana, une autre centrale de 30 mégawatts est en construction dans la commune de Méouane. Elle permettra à la Société nationale d’électricité (Senelec) de diversifier son approvisionnement en énergie. L’ouvrage, réalisé dans le cadre d’un partenariat public-privé (Ppp), sera livré à la fin de l’année 2016.

Ndéye Fatou NDIAYE / VivAfrik

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