Une étude des chercheurs évalue l’agriculture intensifiée utilisant l’irrigation par les eaux souterraines en Afrique subsaharienne

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 Des chercheurs publient une étude intitulée : « Transitioning to groundwater irrigated intensified agriculture in Sub-Saharan Africa: An indicator based assessment » passant dans les moindre détails l’agriculture intensifiée utilisant l’irrigation par les eaux souterraines en Afrique subsaharienne a indiqué hier mediaterre.org.

Le résumé de l’étude indique que la croissance démographique, l’évolution des conditions du marché, et les risques de sécurité alimentaire posés par les cultures pluviales et les changements climatiques portent à croire que les pays d’Afrique subsaharienne pourraient bénéficier d’une transition de la production agricole vers des systèmes plus intensifs, mais aussi plus résilients et durables. Bien que très sous-utilisées, de nouvelles données indiqueraient que les eaux souterraines peuvent être plus largement disponibles que ce que l’on pouvait croire, et souligneraient de ce fait leur rôle potentiel dans la facilitation d’une telle transformation. Néanmoins, la possibilité pour une telle transition est conditionnée par plusieurs facteurs complexes. Les chercheurs ont donc construit un indice de transition qui intègre les données en tenant compte de la disponibilité de l’eau souterraine et de l’énergie, du coût, de l’accès au marché, des besoins en infrastructures, des conditions agricoles et des stocks de ressources naturelles, de la disponibilité de la main-d’œuvre, du climat, de la densité de population, ainsi que des variables dans les cadres économiques et politiques, en utilisant une méthodologie basée sur l’analyse en composante principale.

En utilisant l’index de transition multi-dimensionnelle qui en découle, ainsi que des indices intermédiaires, les chercheurs estiment fournir une évaluation du potentiel d’irrigation des eaux souterraines au Burkina Faso, au Ghana, au Malawi, en Éthiopie, au Nigeria, en Zambie, en Namibie, au Cameroun, et au Zimbabwe. Bien que les résultats présentés dans cet article soient préliminaires, ils fourniraient une méthodologie pour procéder à une évaluation intégrée, tout en produisant un ensemble holistique des options politiques pour la transition vers l’utilisation appropriée des eaux souterraines pour le développement agricole.

Moctar FICOU / VivAfrik

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