Du bassin forestier du Congo au Nil : l’Afrique exige des comptes,… et innove de plus en plus dans le solaire

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Le Congo exige des compensations pour son rôle de poumon du monde

Plusieurs ONG de protection de l’environnement s’étaient inquiétées d’une possible levée du moratoire sur l’exploitation du bassin forestier du Congo. C’est ce qu’aurait annoncé le ministre congolais de l’Environnement. Son homologue du Tourisme s’est longuement entretenu avec Ségolène Royal. Lors de sa visite dans le pays.  Elvis Mutiri wa Bashara a insisté sur l’importance des compensations. « Nous avons bien sûr exposé les problèmes qui sont les nôtres et les compensations qu’on est en droit d’en attendre, parce que nous contribuons à faire respirer le monde. Nous ne pouvons pas lever le moratoire parce qu’il y aurait des compensations qui nous permettent de soutenir cet effort », dit-il au micro de RFI.

L’Egypte préoccupé par un  partage du Nil avec l’Ethiopie.

L’Egypte nourrit des inquiétudes quant au nouveau projet de barrage hydroélectrique de l’Ethiopie. Hossam Moghazy, le ministre égyptien de l’irrigation, a en effet affirmé que son pays avait besoin de plus d’informations sur cette infrastructure qui serait bientôt mise en place. Il a cependant précisé que cette « demande d’explication » était plus cordiale qu’officielle. Selon agence ecofin, le Premier ministre éthiopien, Hailé Mariam Dessalegn, avait déclaré que son pays mettrait en place un nouveau barrage électrique de 2 000 MW. « Le lancement de ce barrage se fera bientôt », avait-il affirmé devant le Parlement sans donner plus de détails. Ce projet inquiète d’autant plus l’Egypte que l’Ethiopie érige déjà sur le Nil un barrage de 6 000 MW qui risque,  selon le pays des pharaons, de réduire leur part des eaux du plus long fleuve du monde.

Un chimpanzé sauvé par un casque bleu

Un chimpanzé mâle orphelin, découvert dans un camp militaire dans le nord de la République démocratique du Congo, a été confisqué par les autorités locales chargées de gérer les aires protégées et a ensuite été transféré par les Casques bleus des Nations Unies dans un centre de réadaptation dans la province du Sud-Kivu. Le transfert a été organisé par le partenariat pour la survie des grands singes (GRASP), qui a travaillé en étroite collaboration avec l’Institut Congolais pour la Conservation de la Nature (ICCN) et la Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO), pour faire acheminer le chimpanzé orphelin au Centre de la Réhabilitation des Primates de Lwiro (CPRL) nous apprend Médiaterre.

Ouganda : les bus solaire de plus en plus performants et respectueux de l’environnement.

L’entreprise publique Kidira Motors Corporation, en association avec l’Université de Makerere a dévoilé en février son prototype de bus solaire. D’une longueur de neuf mètres, ce véhicule nommé « Kayoola » permet d’embarquer à son bord 35 passagers, conducteur inclus. Pour réduire cette durée, rouler encore plus propre et en autonomie, étudiants et ingénieurs ont eu l’idée de greffer sur le toit de ce bus 12 panneaux solaires. Leur puissance est comprise entre 50 et 130 watts. Ces panneaux jouent en quelque sorte un rôle de prolongateur d’autonomie en autorisant le bus à parcourir 12 kilomètres en 100% solaire. Selon ses concepteurs, ce modèle vise à « faire oublier les fumées noires des bus Diesel ». Ainsi, ce modèle se passe donc d’une motorisation thermique classique, au profit d’un bloc 100% électrique délivrant une puissance de 200 chevaux.

Ndéye Fatou NDIAYE / VivAfrik

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