La CEDEAO face au défi de sa politique agricole commune d’ici à 2030

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Relever le défi de la politique agricole commune de l’espace communautaire de l’institution à l’horizon 2030. Tel est le but visé par les Etats membres de la communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (Cedeao) afin d’atteindre les objectifs d’éradication de la faim, de la pauvreté, l’insécurité alimentaire et nutritionnelle et de favoriser une croissance économique durable menée par un secteur agricole dynamique en transformation.

Ainsi, selon togosite.com, qui a parcouru le sujet débattu et constaté par l’agence de presse afreepress, pour ce faire, la 9ème réunion de l’équipe pluridisciplinaire de l’Afrique de l’ouest, soutenue par l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (Fao), qui a été ouverte ce mardi à Lomé a consacré son thème sur : « accélération de la croissance et de la transformation de l’agriculture face aux grandes tendances et questions émergentes au niveau régional et global ». Selon le Profil régional de l’insécurité alimentaire en Afrique (Sofi) de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (Fao) de 2015, la Cedeao, en tant que sous-région a atteint des résultats remarquables, en particulier elle réduit de 60% la proportion des personnes souffrant de la faim et le nombre de personnes sous alimentées de 11 million depuis 1990-92. Malgré ce progrès encourageant, la faim et la malnutrition demeurent encore des défis de taille. 33,7 millions de personnes sont encore sous-alimentées, 22,2% des enfants de moins de 5 ans souffrent d’insuffisance pondérale et 35% souffrent de retard de croissance. A cela s’ajoute le virus Ebola qui a été dévastateur ces deux dernières années, les maladies animales transfrontalières, les ravageurs des cultures, des sécheresses récurrentes, les inondations et la volatilité des prix des matières premières agricoles. « L’adoption de la nouvelle politique agricole à l’horizon 2030 est axée sur l’accélération de la croissance de l’amélioration de la compétitivité, l’inclusion sociale, la transformation et la modernisation du secteur agricole et une plus grande ouverture des produits cers les marchés extérieure », a indiqué le ministre Ouro-Koura Agadazi. A l’en croire, cette nouvelle vision du secteur est exprimée à travers un document cadre prenant en compte trois axes majeurs à savoir : la poursuite des investisseurs dans les infrastructures y compris privés, la modernisation de l’agriculture avec l’introduction des outils de travail performants, la construction d’un label de qualité et d’un pôle de compétitivité au Togo permettra au pays de renforcer la sécurité alimentaire et nutritionnelle, de créer des emplois, de lutter contre la pauvreté surtout en milieu rural et de renforcer la croissance économique.

Pour sa part,  M. Antonio Isaac Monteiro a précisé que « l’objectif visé à travers notre rencontre est le renforcement des échanges d’informations entre le Bureau régional de la Fao pour l’Afrique, l’équipe Fao de l’Afrique de l’Ouest, les Bureaux pays de la Fao en Afrique de l’Ouest et nos partenaires techniques et financiers ».

Les travaux vont durer du 17 au 20 mai prochains. La Fao a profité de l’occasion pour réitérer au Togo son engagement à l’accompagner dans ses efforts pour le développement du secteur agricole.

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