La BRVM favorisée par des perspectives de faibles productions de cacao en Côte d’Ivoire

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Selon des indicateur fournis par Ice Europe qui assure le suivi des données relatives aux contrats futurs sur les matières premières, dont les produits agricoles, au 24 mai 2016, les prix du cacao sur les contrats de livraison du mois de juillet 2015 ont atteint l’équivalent de 56,8 $ la tonne, soit le double de ce qu’il valait deux semaine auparavant. Il est vrai qu’à cette date, la courbe avait déjà amorcé sa phase descendante et ce mercredi 25 mai 2014, ces prix perdaient encore 0,19%.

Ecofin, dans sa parution d’hier voit qu’une constante demeure, la pression se fait au niveau des négociants qui ne parient plus vraiment sur une baisse des coûts du cacao. L’indicateur de référence est le niveau de la demande et les principaux acteurs ne s’accordent pas sur son écart par rapport à l’offre. Le Singaporien Olam l’estime à 365 000 tonnes tandis que Cargill, un des leaders de la transformation des fèves de cacao, l’estime à seulement 194 000 tonnes. Ce qui est également constant, c’est que les volumes produits sont annoncés à la baisse. Des conditions climatiques défavorables ont plombé tant la quantité que la qualité des fèves produites par la Côte d’Ivoire, premier producteur mondial. Dans un rapport publié sur son site internet, Cargill estime que la production ivoirienne de cacao devrait être inférieur de celle de 2015 de plus de 10%. Il sera donc important de suivre le niveau d’équilibre entre les prix et les quantités qui seront vendues.

La Bourse régionale des valeurs mobilières (Brvm) de l’UEMOA basée à Abidjan n’abrite pas directement des entreprises qui opèrent dans le secteur du cacao. Toutefois, la matière première est l’une des principales sources de revenus extérieurs de la sous-région et donc, détermine le niveau des réserves de change qui jouent un rôle important dans les importations et dans la flexibilité des investisseurs lors du rapatriement de leurs bénéfices.

On peut relever au regard des indicateurs de 2015, que les bonnes performances de la Brvm se sont effectuées dans le contexte d’une bonne tenue des cours et des revenus tirés du cacao, et bien sûr d’autres matières premières. Son évolution est surtout suivie par les investisseurs qui effectuent des placements sur des indices boursiers comme S&P Côte-d’Ivoire et certainement très bientôt, l’indice MSCI Frontier market Ivory Coast. Sans qu’on ne puisse exclusivement rattacher cette performance à l’embellie des cours du cacao, on peut noter que l’indice Brvm Composite qui regroupe toutes les entreprises cotées sur ce marché financier, affiche une performance de 2,4%. Une performance qui ne se présente pas moins comme une résilience, dans un contexte marqué par la volatilité des marchés internationaux et des incertitudes sur la politique monétaire américaine.