Adesina Akinwumi évoque les grands chantiers de la BAD EN Zambie

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Le président de l’institution financière africaine, toujours optimiste de sortir son continent de sa léthargie, n’est pas passé par le dos de la cuillère pour évoquer ses projets. Energie, créations d’emploi, changement climatique, telles sont les thématiques sur lesquelles se sont penchés du 23 au 27 mai dernier les grands argentiers du continent à Lusaka, en Zambie, où se sont tenues les assemblées annuelles de la Banque africaine de développement (Bad). Un grand rassemblement réunissant, outre les représentants officiels, quelque 5 000 délégués des 54 pays africains. Dans le rôle du maître de cérémonie, le Nigérian Adesina Akinwumi. Immanquablement flanqué de son nœud papillon coloré, ce spécialiste de l’agriculture, dont le parcours a plus à voir avec l’économie du développement qu’avec la finance, a pris les rênes de la banque panafricaine en septembre 2015. Et c’est avec détermination et confiance qu’il a évoqué les grands chantiers en cours, au premier rang desquels celui d’« éclairer l’Afrique et l’alimenter en énergie ».

Le journal sen360.fr indique la Bad veut accélérer l’accès à l’électricité pour tous. Dans un article intitulé « Transformer l’Afrique depuis Lusaka », Fasozine énonce les grandes lignes de ce « New Deal pour l’énergie en Afrique » qui vise l’accès universel à l’électricité sur le continent en 2025. Pour y parvenir, la Bad entend notamment « mobiliser près de 50 milliards de dollars de financements publics et privés en faveur d’investissements dans le secteur de l’énergie », rapporte le site d’infos burkinabé. « L’Afrique doit voir grand », tonne Adesina Akinwumi. « Il ne comprend pas que 138 ans après l’invention de l’ampoule électrique par Thomas Alva Edison, plus de 645 millions d’africains (près de deux tiers de la population, Ndlr) n’aient pas accès à l’électricité », nous dit Fasozine. Car en matière de ressources énergétiques, le potentiel est là. Selon le patron de la Bad, poursuit notre source, le continent recèle « plus de 10 térawatts (Tw) de solaire, 350 gigawatts (Gw) d’hydroélectricité, 110 Gw d’éolien, et un surcroît de 15 Gw de géothermique ». « L’Afrique doit avancer plus vite, tel le léopard », titre quant à lui GhanaBusinessNews, citant encore le président de la BAD. Lequel mobilise volontiers les termes de « New Deal », de « thérapie de choc », ou de « quatrième révolution industrielle ». Cette rhétorique reflète-t-elle un afro-optimisme exagéré ? Après le plan Power Africa de Barack Obama, le programme du gouvernement britannique UK’S Energy Africa ou encore le projet Energies pour l’Afrique de l’ancien ministre français de l’Environnement Jean-Louis Borloo, ce projet d’électrifier l’Afrique a-t-il des chances de réussir ? s’interroge-t-on.

A en croire notre source, le Maroc et le Kenya ont bien suivi la voie de la transition énergétique. En tout cas, L’Economiste semble y croire et s’appuie sur l’exemple probant du royaume chérifien. Au Maroc, « l’énergie est devenue le premier portefeuille d’investissement de la banque panafricaine », nous dit le quotidien économique, précisant que la Bad a investi plus de 850 millions d’euros (9,4 milliards de dirhams) dans ce secteur. Inaugurée en février à Ouarzazate, la centrale solaire Noor 1 a notamment bénéficié de ces financements. Le Kenya a également effectué les pas de géants dans ce domaine.

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