L’Afrique de l’Ouest alertée à cause de la baisse de 2% de la production céréalière annoncée

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Non reluisante, la situation alimentaire en Afrique de l’Ouest fait face aussi aux entraves à la libre circulation des céréales qui pourraient aggraver la crise alimentaire à l’Est du Sahel. Le Comité permanent inter-Etats de lutte contre la sécheresse au Sahel (Cilss) tire la sonnette sur «l’insécurité alimentaire» alarmante qui gagne du terrain dans cette zone.

Si l’on se fie au journal lequotidien.sn, la situation est décrite plus ou moins comme chronique cette année au Niger, au Tchad et au Nord-Est du Mali. Dans cette partie de ce pays, on assiste à un déficit chronique de pâturage et à des baisses très importantes de productions céréalières au Niger et au Tchad par rapport à l’année dernière. Par conséquent, «les restrictions formelles ou informelles d’exportation de produits vivriers participent au renchérissement des prix des denrées et à l’aggravation de la crise alimentaire», explique un communiqué du Cilss.
Les difficultés d’accès des ménages pauvres aux céréales sur les marchés, la limitation des achats que certains Etats et diverses agences des Nations-unies et ONG projettent au profit des populations vulnérables sont des conséquences de la crise. Il est annoncé une baisse de  2% de  la production céréalière globale au Sahel et en Afrique de l’Ouest. Selon le Cilss, il faut souligner la nécessité pour les divers acteurs de veiller à la coordination de leurs interventions pour permettre au marché de jouer son rôle de régulateur. En ce sens, il est indispensable voire vital que les mécanismes de libre circulation des céréales adoptés par les pays soient respectés.  Un «bon approvisionnement des zones déficitaires par les zones excédentaires contribuerait beaucoup à atténuer la crise».

Moctar FICOU / VivAfrik

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