Denham Capital et GreenWish ficèlent un partenariat et visent 600 MW d’énergies renouvelables en Afrique

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Denham Capital, société internationale de capital-investissement spécialisée dans l’énergie, et GreenWish Partners, société d’investissement spécialisée dans les énergies renouvelables en Afrique subsaharienne, ont conclu un partenariat afin de développer, financer et construire un portefeuille de 600 mégawatts (Mw) d’actifs d’énergie renouvelable à travers l’Afrique subsaharienne d’ici à 2020, souligne un communiqué diffusé par commodafrica.com. GreenWish pourra ainsi réaliser son pipeline de projets estimé à un milliard de dollars.

Selon Charlotte Aubin-Kalaidjian, présidente de GreenWish, l’Afrique requiert des investissements de plus de 40 milliards $ par an pour résoudre son déficit énergétique. En février, GreenWish a démarré les travaux de Senergy II, le plus grand projet de production indépendante d’énergie solaire en construction en Afrique subsaharienne avec le groupe français Vinci. Cette centrale photovoltaïque d’une puissance de 20 mégawatts (Mw), située à Bokhol, à la frontière du Sénégal avec la Mauritanie, sera raccordée en octobre et fournira l’électricité à 180 000 sénégalais, ce qui ne sera pas sans incidence bénéfique pour l’agriculture et les agriculteurs. « Nous privilégions les pays dans lesquels les projets renouvelables apportent une solution compétitive au déficit d’électricité tout en étant rentables sans recours aux subventions », précise Gilles Parmentier, directeur des investissements de GreenWish.

Plus de 600 millions de personnes n’ont pas accès à l’électricité en Afrique subsaharienne, selon l’Agence internationale de l’énergie (Aie). La capacité de production électrique africaine se limite à 90 gigawatts (Gw) alors que le continent dispose de 300 jours d’ensoleillement en moyenne par an, rappelle le communiqué. Si l’on exclut l’Afrique du Sud, la consommation annuelle par habitant en Afrique se situe autour de 162 kWh contre une moyenne mondiale de 7 000 kWh. Selon Africa Progress Panel, le déficit énergétique coûte au continent entre 2 et 4 % de son PIB chaque année.

Moctar FICOU / VivAfrik

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