Promouvoir la finance verte en Afrique, le grand défi de Climate Finance Day

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L’Afrique reste le parent pauvre de la lutte contre le changement climatique. Un paradoxe, puisque le continent sera le plus impacté par ses conséquences. De nombreuses initiatives voient le jour ou sont en train d’être mises en place afin que les financements affluent vers les projets d’adaptation au réchauffement global et permettent de financer la transition énergétique.

« Alors que L’Afrique est la plus vulnérable au changement climatique, elle ne reçoit que 4% des financements liés au climat. Elle n’est pas sur les radars de ceux qui investissent 15 à 20 milliards de dollars par an dans des projets verts », a martelé à boursorama.com Saïd Ibrahimi, qui dirige la place financière de Casablanca. Il s’exprimait dans le cadre des Rencontres financières de Paris Europlace. Organisées début juillet, elles ont, en partie, mis l’accent d’une part sur la finance verte et d’autre part sur l’Afrique.  L’idée est d’utiliser le fait que la COP22 se tient au Maroc en fin d’année, pour « sensibiliser davantage les acteurs internationaux de la finance climatique sur les enjeux et les opportunités climatiques du continent », poursuit Saïd Ibrahimi ajoutant que « les besoins de financement sont particulièrement importants pour les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique, mais l’usage des terres et l’adaptation des sols sont tout aussi cruciaux alors que 7 africains sur 10 sont des agriculteurs. »  Au-delà du Climate finance Day qui sera organisé le 4 novembre prochain à Casablanca en partenariat avec I4CE et Paris Europlace, la place financière de Casablanca espère jouer un rôle majeur dans le développement de la « finance climat africaine ». Elle mise sur plusieurs leviers pour attirer des financements verts sur le continent. Le premier est de contribuer au développement de recherches, d’expertises et de savoir-faire « finance climat », qui permettent de rendre « bancables » les projets africains.

 9 think tanks sur… 300 localisés en Afrique

 Aujourd’hui sur les 300 think tanks mondiaux dédiés au climat, 9 seulement sont dédiés et localisés en Afrique. Le second levier consiste à étendre des initiatives favorisant une économie plus durable adoptées par le Maroc comme le programme Adaptation for African agriculture (Aaa). Centré sur la fertilité des sols, la maîtrise durable de l’eau dans l’agriculture et l’amélioration de la gestion des risques climatiques, il offre des solutions de préservation du climat. Enfin la place financière de Casablanca mise sur l’investissement responsable. Elle veut lancer, pendant la COP22, un Forum de l’investissement responsable africain réunissant les acteurs du continent qui veulent encourager la prise en compte de critères environnementaux et sociaux dans la gestion financière. L’African SIF aura pour mission de développer les bonnes pratiques au sein des entreprises et des acteurs financiers qui sont de plus en plus nombreux en Afrique.

 Moctar FICOU / VivAfrik

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