Le pouvoir public, porte étendard de la filière tomate au Maroc

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Au Maroc, l’association marocaine des producteurs et exportateurs de fruits et légumes (Apefel) en appelle aux pouvoirs publics du royaume pour une réaction adéquate en cas de suspension des exportations marocaines de tomates vers le vieux continent par le parlement européen.

Lahoucine Adardur, qui préside l’association, a tenu à justifier pour Les ecos, les motivations de cet appel : « même en respectant le contingent initialement défini et les quotas fixés selon l’accord agricole Maroc-UE, le lobby espagnol ne rate aucune occasion pour s’acharner contre la tomate marocaine à travers ses différentes instances professionnelles, qui brandissent actuellement la carte des provinces du sud marocain pour faire entendre leurs voix », indique-t-il dans les colonnes d’agenceecofin.com. Selon l’Apefel, la filière espagnole estime que les importations de pomme d’amour en provenance du Maroc affectent négativement le marché européen. Cependant, poursuit M. Adardur, un groupe de travail de la commission européenne a admis au terme de ses recherches que la concurrence sur ce marché a été essentiellement d’ordre intra-communautaire. Ce groupe aurait indiqué que ce sont les investissements des pays du Benelux (Belgique, Pays-Bas, Luxembourg) dans des abri-serres à biogaz et lumière artificielle qui auraient entraîné une hausse de l’approvisionnement européen en tomates, et partant, un recul des prix du fruit. Les importations en provenance de pays tiers comme le Maroc ne représentent  que 13%  des parts du marché européen de la tomate, déclare l’Apefel. Pour rappel,  le Maroc et l’UE s’étaient déjà opposés par le passé sur la question des expéditions marocaines  de tomates vers l’Europe.

Moctar FICOU / VivAfrik

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