Echanges fructueux autour du PPSAN au Sénégal

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Les acteurs impliqués dans le programme et projet de sécurité alimentaire et nutrition (Ppsan) ont échangé, vendredi à Thiès, sur les résultats de la cartographie des interventions du programme piloté par le secrétariat exécutif du conseil national de sécurité alimentaire (Secnsa), a constaté l’APS.

Présidée par l’adjoint au développement du gouverneur de la région de Thièes, Ibrahima Ismaëla Ndiaye, la séance de restitution a permis aux acteurs de déceler les failles de la coordination et de l’harmonisation des programmes et projets de sécurité alimentaire et nutrition dans la région. Selon Ibrahima Ndiaye du secrétariat exécutif du conseil national de sécurité alimentaire (Secnsa), l’objectif de cette rencontre avec les acteurs de Thiès est de partager et de valider les résultats de la cartographie des interventions de sécurité alimentaire et de nutrition qui sont en train d’être mise en œuvre dans les 14 régions du Sénégal. A Thiès, 15 projets et programmes de sécurité alimentaire et nutrition sont mis en exécution pour une cible de 48.850 personnes, a informé Ibrahima Ndiaye.

Il a indiqué que le conseil national a saisi l’occasion pour présenter le contenu de la stratégie nationale de sécurité alimentaire et de la résilience (Snsar) 2015-2035 assortie des priorités de résilience pays (Prp) en vue de son appropriation par tous acteurs au niveau régional. Les techniciens et spécialistes ont, au cours de cette réunion, présenté le système national d’alerte précoce et son dispositif de collecte et d’analyse des données, mais aussi le dispositif de suivi-évaluation et le système d’information sur la sécurité alimentaire mis en place par Secnsa.  Selon M. Ndiaye, « il s’agira de mettre en œuvre des plans nationaux de riposte de sécurité alimentaire et nutrition, où il sera question de clarifier la nature et la sévérité de l’insécurité alimentaire aiguë ». Le document présenté par les experts fait ressortir que 80 pour cent des populations fournissent des efforts de maintien de leur subsistance, contre 20 pour cent qui ont des difficultés pour faire face à leur survie alimentaire. Dans le cadre de la mise en œuvre de la mutuelle panafricaine des risques, pour l’année 2015, un fonds de 9,5 milliards de francs CFA, a été injecté dans des opérations de sauvegarde du bétail et de la distribution de vivres aux personnes en difficulté alimentaire, indiquent les experts. Aujourd’hui, il est question de faire une analyse dans chaque région et département, afin de voir les soucis de nourriture, le revenu des ménages, la stratégie d’adaptation, le seuil de survie, ainsi que le seuil de protection d’existences, précise le responsable du Secnsa.

Moctar FICOU / VivAfrik

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