Marrakech abrite l’unique guichet unique de la finance climatique

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C’est l’un des résultats les plus concrets que connaîtra la COP22. L’information a été communiquée lors de la COP Academy des médias organisée à Rabat lundi, 05 septembre 2016 selon energies-renouvelables-afrique.com.

Environ 55 journalistes de 28 pays d’Afrique – du Cameroun à l’Afrique du Sud, de l’Angola au Zimbabwé – ont été invités à prendre part à plusieurs activités liées aux préparatifs de la COP22 au Maroc. Pour en faire de « bons relais de l’information au sein de l’opinion publique dans le continent africain », le chef du pôle de presse et de la communication de la COP22, par ailleurs directrice adjointe et directrice de l’information de 2M, Samira Sitail, a animé lundi, 05 septembre 2016, la COP Academy des médias. Objectif : permettre aux journalistes d’être mieux outillés sur les questions et concepts liées aux changements climatiques. « C’est un sujet devenu capitale pour l’Afrique qui n’a que 3% de gaz à effet de serre de pollution, et qui pourtant est le continent le plus affecté par les effets de changements climatiques ». Ainsi, pendant la COP22, le rôle clé du secteur privé consistera en la recherche des investissements et financements dans plusieurs domaines d’activités. Les secteurs liés à l’adaptation, donc consacrés à l’économie verte sont à prioriser : il s’agit de tout ce qui passe par l’énergie, le transport, le recyclage (qui non seulement aujourd’hui a une valeur ajoutée, mais créé de l’emploi aussi), sans oublier la sécurité alimentaire, la gestion de l’eau, la gestion des forêts. « Le problème hydraulique au Maroc par exemple, c’est que nous n’avons pas une capacité en eau à cause de la sècheresse », explique Said Mouline. D’où l’accent sur le reboisement qui est un « volet important » dans l’adaptation. « Il ne s’agit pas d’arrêter certaines industries pour entrer dans d’autres, mais de procéder étape par étape », indique Said Mouline. Pour ce faire, l’apport des communautés rurales et des sociétés civiles est non négligeable. « Même si nous n’avons pas le même contexte, nous sommes tous dans le même bateau et devons avoir une position commune », ajoute l’expert.

D’où la création d’un guichet unique de la finance climatique qui sera présenté à Marrakech le 16 novembre prochain. L’initiative est définie comme un des résultats les plus concrets de la COP à venir. « C’est un engagement que nous allons tenir. Il permettra à tout le monde de savoir quels sont les fonds qui existent, les critères d’éligibilité, les partenaires investisseurs, etc. », explique Nizar Baraka, président du comité scientifique de la COP22. Selon lui, la contrainte réelle à contribuer à la levée des fonds « s’exprime, pour les pays, par la signature de l’accord de Paris, la ratification, le suivi de la Communauté internationale et de la société civile. Il est clair qu’il y encore des efforts à faire, mais il est important de démarrer », explique-t-il, annonçant également la création des 4C : Centre de compétence en changement climatique.

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