L’Afrique tend vers la limitation de ses émissions de gaz à effet de serre à 1,5°C afin d’adapter son agriculture au changement climatique

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Limiter les émissions de gaz à effet de serre à 1,5 degré Celsius d’ici à 2020, grâce à une séquestration du carbone dans le sol. Tel est l’engagement pris par les Etats africains au terme de la rencontre de haut niveau sur l’agriculture en Afrique, organisée par « Initiative adaptation de l’agriculture africaine (Aaa) », à Marrakech, en prélude au sommet de la COP22.

L’adaptation de l’agriculture africaine face aux aléas des changements climatiques a été la principale problématique qui a retenu l’attention des Etats d’Afrique à l’occasion de la rencontre de haut niveau sur l’agriculture que vient d’abriter le royaume chérifien. Pendant deux jours, explique lesoleil.sn, des ministres de l’agriculture, des chefs de délégation et de gouvernement, ainsi que des membres de la société civile et les partenaires techniques et financiers et autres bailleurs de fonds ont échangé, à Marrakech, sur les enjeux d’une agriculture plus intelligente et durable en Afrique. Organisée sous l’égide de l’Initiative adaptation de l’agriculture africaine, triple A, la rencontre a débouché sur un engagement des Etats africains de faire en sorte que la séquestration du carbone dans le sol puisse accompagner le développement du secteur agricole en Afrique, entre autres volets à défendre lors de la prochaine rencontre de la COP22, prévue en novembre prochain en terre marocaine. Dans une déclaration, lue par le ministre de l’agriculture de la Guinée, Mme Jacqueline Sultan, il a été annoncé cette volonté de l’Afrique de limiter les émissions de gaz à effet de serre à 1,5 degré d’ici à 2020. Une opération que l’Afrique veut réussir à travers des projets de séquestration de carbone dans le sol. « C’est la voie indiquée pour parvenir à une agriculture durable et réduire les effets des changements climatiques sur le secteur agricole en Afrique », a souligné Mme Aminata Mbengue Ndiaye, ministre de l’élevage et des productions animales du Sénégal.

Moctar FICOU / VivAfrik

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