L’agriculture pour relancer la croissance en Afrique

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La croissance africaine n’est plus ce qu’elle était. Fondateur de Knowdys Consulting Group, Guy Gweth estime que « l’Afrique est sortie de ses quinze glorieuses ». La Banque mondiale confirme en annonçant un taux de croissance à 1,6 % en 2016, le niveau le plus bas enregistré en 20 ans. L’agriculture peut sortir du bois.

A en croire africadiligence.com, ce sont les plus grandes économies du continent, notamment le Nigeria et l’Afrique du Sud, soit 50% de la production économique régionale, qui sont à l’origine de ce ralentissement d’ensemble. Mais ces taux de croissance sont très hétérogènes en fonction des pays : un quart d’entre eux est parvenu à maintenir une bonne dynamique, dont la Côte d’Ivoire et le Sénégal qui demeurent en moyenne annuelle à plus de 6%. Ils se positionnent ainsi parmi les économies les plus performantes du continent, contrairement à d’autres comme l’Ethiopie, le Rwanda ou encore la Tanzanie. Les causes de ce ralentissement global du continent se trouvent dans la baisse des prix des matières premières, des conditions de financement moins favorables et des incertitudes pesant sur leurs politiques économiques, ce qui impacte les investissements. A cela se greffe, pour certains pays, des sécheresses, des tensions politiques et sécuritaires.

Les prix mondiaux de l’ensemble des matières premières restent faibles, nettement inférieurs à leur pic de 2011-2014, malgré une reprise vigoureuse au deuxième trimestre. Ceci dit, les prix des matières premières non énergétiques ont augmenté de 7 % au second semestre, sous l’impulsion de l’agriculture, mais ils devraient rester en-deçà de leurs niveaux de 2015. Et la Banque mondiale d’inviter « impérativement » les pays dotés de matières premières à améliorer leur productivité agricole, l’Afrique étant à la traîne en la matière. Plusieurs axes d’intervention sont soulignés dans Africa’s Pulse.

Moctar FICOU / VivAfrik

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