L’Afrique dit oui à la protection des ressources côtières et marines

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Lomé, la capitale du Togo a accueilli du 10 au 15 Octobre 2016, un sommet extraordinaire de l’Union africaine (Ua) sur la sûreté et la sécurité maritime. Les chefs d’Etats africains et leurs représentants venus des Etats africains ont approuvé et signé une charte qui donne chaire à un cadre juridique et bientôt à un fond qui devront permettre de protéger les côtes, les mers, les océans et les ressources qu’ils contiennent.

Les ressources côtières et marines d’Afrique de l’Ouest sont constituées par les mangroves, les récifs coralliens, les lits d’algues, les estuaires et les poissons. La région possède également d’importantes ressources minérales, surtout au large de la côte occidentale. Les ressources côtières soutiennent aussi le secteur du tourisme, qui tend à la croissance. Dans les Side Events qui ont meublé ce sommet, les participants et experts ont essayé d’identifier les causes principales de la dégradation et de la pollution des océans. Pour les animateurs de ce panel, les causes de la pollution des océans et des catastrophes naturelles sont en partie liées à  la pauvreté et les pressions du développement économique à des échelles tant locales que mondiales qui accentuant la pollution. Autres éléments, il s’agit la surexploitation des lieux de pêche en mer, la modification des cours d’eau en raison des barrages, l’industrie lourde, notamment les raffineries de pétrole et les usines de liquéfaction du gaz, les terminaux pour les pétroliers, les oléoducs sous-marins et les bases pour les services d’ingénierie offshore contribuent à l’aggravation des problèmes de pollution. La charte de Lomé qui a été signée donne aux Etats africains, la capacité d’engager des actions juridiques et coercitives afin de lutter efficacement contre la piraterie maritime, la pêche illégale et la pollution des océans. Elle se veut également  un point de départ d’une nouvelle réflexion sur la mobilisation des moyens financiers pour faire du domaine maritime africain un outil de développement débarrassé de la pollution.

lome

 Pour le développement de l’économie bleue

Le développement de l’économie bleue et sa dimension durable, participent pleinement à la croissance générale. Elle y contribue par ses activités propres et aussi par le trafic maritime, le multiplicateur des activités terrestres, notamment par ces prolongements fluviaux et lacustres. Elle présente un potentiel encore largement inexploré. Les travaux qui ont précédé le sommet des chefs d’Etats à Lomé ont aussi permis  d’explorer les questions prioritaires liées à l’économie bleue. « Pour peu qu’elle soit bien sécurisée et judicieusement exploitée, notre économie bleue peut contribuer de manière significative à la transformation et à la croissance du continent, à une meilleure connaissance de la biotechnologie maritime et aquatique, à la croissance du secteur maritime à l’échelle du continent, au développement du transport et de la pêche en mer comme sur les cours d’eau et les lacs, et enfin, à l’exploitation et à la mise en valeur des ressources minières et autres que recèlent les fonds marins », a affirmé lundi Carlos Lopes, secrétaire exécutif de la Commission économique pour l’Afrique.

Après signature de la charte, le plus gros travail reste la ratification et la mise en application. C’est souvent la phase la plus difficile surtout qu’elle met en jeu des engagements financiers. L’autre problème que doit résoudre ce sommet !

Rachidou Zakari (Lomé)

 

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