Le Maroc, leader des énergies renouvelables en Afrique

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La plus grosse ferme solaire d’Afrique, à Ouarzazate, et le plus grand parc éolien, à Tarfaya : au Maroc, les énergies renouvelables sont une réalité. Le royaume, qui accueille à partir du lundi 7 novembre la 22ème conférence internationale sur le climat, a engagé dès 2009 un plan de construction de 6 000 mégawatts (Mw), répartis à parts égales entre énergie solaire, éolienne et hydraulique. Il semble bien parti pour atteindre ses objectifs : couvrir 42 % des besoins électriques à l’horizon 2020 et 52 % en 2030.

« Le Maroc ne veut plus dépendre de ses voisins »

Les ambitions vertes du Maroc, qui dispose de beaucoup de soleil et de vents réguliers, ne sont pas uniquement liées à des considérations environnementales. Le royaume achète à l’étranger 97 % de son énergie, notamment du gaz algérien. Alors que la consommation énergétique augmente en moyenne de 6 % par an, la facture représente 10 % de son PIB. « Le Maroc ne veut plus dépendre de ses voisins. C’est un facteur important pour faire bouger les choses », résume à la-croix.com Cédric Philibert, spécialiste des énergies renouvelables à l’Agence internationale de l’énergie. Le roi Mohammed VI s’est d’ailleurs impliqué personnellement dans cette transition énergétique, ce qui lève pas mal d’obstacles administratifs sur le terrain. Un arsenal de mesures a ainsi été mis en place pour attirer les investisseurs. « L’intelligence des marocains a été de faire appel à des ressources publiques pour financer des projets privés au nom de l’intérêt général. C’est un modèle unique au monde », souligne Fabrice Jucquois, chef des projets énergies à l’Agence française de développement, qui a investi 100 millions d’euros dans la première des quatre tranches de la centrale solaire Noor, inaugurée en février 2016 à Ouarzazate et exploitée par l’espagnol Acciona. Déjà, 500 000 miroirs utilisent les rayons du soleil pour faire fondre du sel et stocker de la chaleur durant quelques heures, qui permet de produire de l’électricité après la tombée de la nuit.

Moctar FICOU / VivAfrik

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