23 trillions $ d’opportunités, telles sont les avantages que générera l’accord de Paris d’ici à 2030

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L’entrée en vigueur de l’accord de Paris sur le climat va créer des opportunités d’investissement d’une valeur de près de 23 000 milliards $ dans les marchés émergents d’ici à 2030. C’est ce que révèle une étude effectuée par la Société financière internationale (SFI), une branche de la Banque mondiale.

Si l’on se fie à agenceecofin.com, cette analyse s’est basée sur les contributions nationales déterminées de 189 pays dans la lutte contre le changement climatique ainsi que sur les politiques fondamentales de 21 pays émergents. En effet, la mise en œuvre des plans établis par les différents pays nécessite un investissement massif dans les solutions durables, que ce soit dans les domaines de l’énergie renouvelable, des villes écologiques, de l’efficacité énergétique, de la gestion durable des forêts que de l’agriculture écologique. Ainsi, la zone d’Asie de l’Est et du Pacifique présente 16 000 milliards $ d’opportunités d’investissement dans les bâtiments écologiques entre autres. Elle est suivie de l’Amérique latine et des Caraïbes où 2 600 milliards $ pourraient être investis dans le transport durable principalement. L’Asie du Sud quant à elle offre une opportunité d’investissement de 2 500 milliards $ dans les infrastructures résilientes aux changements climatiques. En Afrique subsaharienne, 783 milliards $ pourraient être investis, principalement dans la mise sur pied d’un secteur énergétique propre. L’efficacité énergétique et les bâtiments écologiques pourraient mobiliser 665 milliards $ en Europe de l’Est tandis que 265 milliards $ pourront être investis au Moyen-Orient et en Afrique du Nord. « Le moment n’a jamais été aussi propice pour investir dans des solutions soucieuses du climat. Cela se traduit par la baisse drastique des coûts des technologies vertes et la mise sur pied de politiques qui incitent les entreprises à investir dans ce domaine. Dans ce contexte, il est important de se donner des objectifs ambitieux. C’est pour cela que la Sfi plaide pour une augmentation des objectifs d’investissements verts qui pourraient passer à 3 500 milliards $ par an d’ici à 2020 ainsi que la mobilisation de 13 000 milliards $ supplémentaires par le biais d’autres investisseurs», a affirmé Philippe le Houérou, le vice-président de la Sfi. Le rapport recommande également aux gouvernements de mettre en place les mesures nécessaires au déblocage de ces investissements cruciaux.

Moctar FICOU / VivAfrik

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