Mboro, le « grenier à légume » du Sénégal

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Mboro, dans la région naturelle des Niayes, surnommée le « grenier a légumes » du Sénégal, dans le département de Tivaouane est une importante zone de maraîchage et de pêche, où le tourisme mériterait d’être développé. À 25 km de Tivaouane et 117 km de Dakar, nichée entre l’erg de Kayor et l’Océan Atlantique, bordée par la Grande Côte, sa plage interminable et ses paysages variés invitent à la balade, à la détente.

Mboro est une région touristique méconnue au Sénégal selon au-senegal.com. Pour ceux qui cherchent la tranquillité et pour les amoureux de la nature, c’est pourtant l’idéal. Les paysages sont magnifiques. Une multitude d’espèces d’oiseaux y cohabitent. Le climat est doux, assez frais et sec de novembre à mai, grâce à la proximité avec l’Océan. La plage, immense, partie de la Grande Côte qui relie d’une seule bande de sable Saint Louis à Dakar, est peu fréquentée. La baignade est dangereuse, mais tout le long, se trouvent de charmants villages de pêcheurs.  Mboro, petite ville de 12 289 habitants en 2007, commune depuis 2002 de la région de Thiès, n’a cessé de se développer, comme en témoignent les nombreuses constructions en cours, et fait l’objet d’attentions particulières. Il y a une quarantaine d’années, une vaste forêt de filao a été plantée sur la Grande Côte, particulièrement dans la commune de Mboro, par la coopération canadienne. Elle protège les terres des vents marins et freine l’érosion des dunes.

Les cultures maraîchères, principalement développée entre Noto et Diogo, sont favorisées par le relief et la proximité de l’eau douce dans les nappes phréatiques (4 m 50). Entre les dunes blanches qui peuvent atteindre 20 mètre d’altitude, les vastes dépressions, anciens lits de rivières gorgés d’eau douce, sont parfaites pour les cultures fruitières. La terre y est différemment riche suivant les situations. D’après Stéphane Fall, chargé de projet des Brigades Vertes, dont les pépinières, situées à Mboro, fait croître plus de 350 espèces de plantes, « la terre est bonne partout, il suffit de l’amender. Chaque terre a ses qualités, et accepte plus ou moins bien certaines essences. Dans les parties dunaires il est facile de cultiver des légumes. L’erg vers Tivaouane marque le début d‘un plateau où on cultive des manguiers essentiellement. Dans la zone de Thiarangal, la terre noire est argileuse, sablonneuse, lourde. Dans les dépressions des Niayes, les arbres qui ont besoin d’humidité comme le nep nep (sorte d’acacia), le palmier à huile (vers Tivaouane), et les cocotiers, se développent bien. La production fruitière se développe  ». Une vraie « petite Casamance » selon Stéphane Fall : « après les Niayes, c’est le bassin arachidier, puis des terres semi-désertiques. Mboro est la dernière place très verte au nord, à part par la région de Bango gérée par une coopérative qui envoie de l’eau du fleuve dans les champs par effet d’irrigation (couloir de Bango). L’eau étant légèrement saumâtre par endroits certains ont opté pour le forage, jusqu’à 12m de fond. La zone de Mboro est alimentée par les forages de Mboro, du Cifop, de Toubandiaye, ainsi que par des puits et forages individuels  ».

A voir les lampadaires alimentés au solaire sur les bords de la route des Niayes, on pourrait croire que la région est impliquée dans une démarche écologique tant au niveau énergétique qu’agricole. Des efforts sont faits en ce sens, mais sont encore très loin d‘être généralisés. La situation a été encore plus critique du temps où des paysans cultivaient sur les terres où étaient rejetées les eaux de traitement du phosphate, pratique qui a cessée depuis que l’entreprise a été reprise. Désormais cette eau, toxique, est recyclée par les Ics (Industrie chimique du Sénégal.)

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