De grandes avancées constatées dans l’agriculture sénégalaise, l’eau, un obstacle ?

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L’agriculture sénégalaise a connu différentes politiques et turpitudes au cours des dernières décennies. Mais, depuis 2012, une nouvelle volonté politique accompagnée de moyens financiers, humains et techniques pour sa mise en œuvre, semble vouloir changer la donne d’une manière radicale.

Selon xalimasn.com, des programmes comme celui en autosuffisance en riz ont produit des résultats probants et permettent d’augurer à long terme une disponibilité suffisante du riz local. Récemment, le Millenium challenge corporation (Mcc) a investi près de 80 milliards de FCFA dans le delta du Fleuve. On ne peut que saluer cette aide de l’administration américaine qui vient renforcer l’irrigation des terres rizicoles et horticoles. La bonne exécution du Programme d’urgence de développement communautaire (Pudc) ayant un financement de 500 milliards de FCFA dont 113 milliards viennent de l’Etat du Sénégal est vu comme une bouffée d’oxygène dans le milieu rural qui a longtemps été en marge des politiques publiques et représente un apport non négligeable dans la politique économique du Sénégal. Le financement du PRODAC est assuré par le BIC (Budget d’investissement consolidé) du Sénégal, donc un financement propre avec la mission de promouvoir l’entrepreneuriat agricole pour mettre en orbite une nouvelle génération d’agriculteurs vu que le Sénégal dispose de 1700 km d’eau douce entre Bakel et Dagana. A l’heure actuelle, quatre DAC sont mis en œuvre : Séfa, Niombato, Nianing et Notto Diobass sur les 10 de prévu et accueillent 42 techniciens agricoles sur place pour l’encadrement des volontaires sous forme d’incubation avec un engouement énorme, employant près de 12000 personnes (temporaires et vacataires). Le site de Notto diobass est le plus grand avec 2000 ha et chaque site est divisé en unités agricoles

Nous ne pouvons pas comprendre que dans un pays ayant des cours d’eau et un grand fleuve qui se déverse dans la mer, puissent exister des difficultés pour l’alimentation en eau potable et une agriculture irriguée.
Depuis notre indépendance, des efforts ont été faits. Mais le problème au Sénégal est le manque de suivi des projets. Des forages tombent en panne sans aucune maintenance, des bassins de rétention ont été aménagés mais deviennent inopérants. Pourquoi ne pas créer des retenues tout au long du cours du fleuve Sénégal ?, s’interroge un spécialiste. Qui indique qu’il adhère à l’analyse de Mme Aïfa Fatima Ndoye Niane, agroéconomiste à la Banque mondiale qui à l’occasion de « End Poverty Day » déclarait : «L’agriculture sénégalaise a une production agricole variable et dépendante de la pluviométrie. Ce qui montre, une forte vulnérabilité du secteur. La valeur ajoutée de l’agriculture fluctue fortement d’une année à une autre. 49,5% de la population sénégalaise s’active dans le secteur de l’agriculture, 70% du monde rural tirent leur alimentation et revenus de l’agriculture et des activités connexes, 57% de celle-ci vit en dessous du seuil de la pauvreté, soit une faible contribution au PIB comprise entre 12 et 15% ».

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