Des réflexions et engagements pour un changement de comportement environnemental : rétro de 2016

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L’année 2016 qui tire à sa fin a été, sur le plan environnemental et du développement durable est notamment marquée par la tenue de conférences, symposiums et autres réunions d’envergure mondiale pour réfléchir sur les voies et moyens d’assurer le bien-être de l’homme.

Si l’on se fie à la rts.sn, le plus en vue parmi ces cadres de réflexion est sans nul doute la COP 22, Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques qui s’est tenue en novembre 2016 à Marrakech, au Maroc, où plusieurs décisions en faveur du climat ont été prises en vue du respect des engagements dans le cadre de l’accord de Paris. Elle constitue une « étape décisive » dans la mise en place « effective » de l’accord de Paris, a tweeté le président sénégalais Macky Sall qui avait pris part au sommet de haut niveau des chefs d’Etat africains, initié par le Roi du Maroc Mohamed VI. Le sommet portait sur les « enjeux d’un développement durable sur le continent (africain) ». Les travaux à Marrakech ont été sanctionnés par l’acceptation de l’Initiative 3S (soutenabilité, sécurité et stabilité) qui constitue, selon les organisateurs, « une innovation » devant permettre de mieux appréhender « les défis liés à l’accord de Paris » sur le climat.

Sur un autre registre, le 14ème congrès panafricain d’orthinologie (science des oiseaux) a réuni à Dakar, le 17 octobre dernier, plusieurs experts. Il a servi de tribune au directeur des Parcs nationaux, Souley Ndiaye qui a plaidé pour une « vision plus originale » des sites d’oiseaux migratoires, pour leur meilleur suivi dans le cadre de la coopération transfrontalière. La capitale sénégalaise a également accueilli en octobre la deuxième édition de la Conférence nationale sur le développement durable. A cette occasion, le ministre de l’environnement et du développement durable, Abdoulaye Baldé a fait remarquer que la rencontre a permis au Sénégal d’adopter la stratégie nationale de développement durable, de valider la politique nationale des zones humides et de définir les priorités du pays. Devant le constat amer des dégâts « inestimables » causés par l’exploitation frauduleuse du bois, les pouvoirs publics ont pris des « mesures fortes » pour combattre avec « sévérité » le phénomène dans la partie Sud du pays.

L’on retiendra aussi que c’est en 2016 que la loi sur l’interdiction de l’utilisation des sachets plastiques a été adoptée par les députés du Sénégal qui avait organisé la 3ème conférence internationale sur la gestion des pêches et de l’environnement marin. Cette rencontre avait débouché sur plusieurs recommandations dans l’optique de faciliter la mise en place de systèmes durables de gestion. Cette rencontre, dite aussi Conférence internationale du Projet AWA (ICAWA), était axée sur « l’approche systémique de la gestion des pêches et de l’environnement marin dans les eaux ouest africaines, dans le contexte du changement climatique ». Par ailleurs, le Sénégal va, avec l’appui financier du Japon, se doter d’une usine de dessalement de l’eau de mer, qui permettra d’améliorer l’approvisionnement de la capitale sénégalaise en eau potable, avec une production de 50.000 mètres cube/jour, extensible à 100.000. Notre pays a également décidé de mettre en place un système national d’informations sur la biodiversité (Senbio-info) en vue de combler le gap « considérable » dans la gestion, l’accès et le partage d’informations relatives à la diversité biologique.

Moctar FICOU / VivAfrik

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