Face à la menace des réserves naturelles de Makamba, les environnementalistes lancent un cri d’alarme

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Plus de 300 ménages se sont déjà installés illégalement dans la réserve naturelle de Vyanda depuis 2004. Ce chiffre est donné par Melchior Munama, responsable des réserves naturelles de Rumonge et Vyanda à l’Office burundais pour la protection de l’environnement (Obpe).

D’après lui, au niveau de la réserve de Rumonge, ce sont surtout les rapatriés qui veulent s’approprier des terres arguant que ces dernières leur appartenaient avant leur départ en exil en 1972. « Ces personnes ont déjà saisi la cour administrative. » M. Munama indique que ces personnes ont, selon iwacu-burundi.org, eu des propriétés en échange, en 1983, avant que les réserves naturelles du Burundi soient délimitées. Des environnementalistes indiquent que ces réserves naturelles du sud possèdent d’importantes richesses pour le pays. Dans la réserve de Vyanda par exemple, il y a des gorilles et dans celle de Rumonge se trouve un arbuste menacé d’extinction en Afrique appelé « brachistegia ». La forêt péri guinéenne de Kigwena contient beaucoup d’espèces d’arbres de type tropical qui sont menacés par les braconniers. Il précise que des efforts sont en train d’être fournis pour que ces ménages soient installés ailleurs. Pour des gens qui cultivent dans les réserves, les cultures sont arrachées et les propriétaires des champs arrêtés. Des gardes sont déployés dans ces réserves pour surveiller, jour et nuit, ceux qui tentent de les détruire.

D’après Salomon Ntiranyibagira, représentant des rapatriés qui résidaient dans la réserve de Rumonge, le gouvernement l’a délimitée en 1986 sans tenir compte des réfugiés burundais. Il signale que leurs propriétés foncières se trouvent à l’intérieur de cette réserve. (Même les restes de leurs maisons sont encore visibles, ndlr). Il demande au gouvernement de leur restituer leurs terres. D’autres personnes rapatriées ont saisi la Cntb pour la réserve naturelle de Vyanda et dans l’aire protégée de Rukambasi en commune de Nyanza-lac et Vugizo. Ces rapatriés demandent au gouvernement de leur donner des parcelles dans les terres domaniales.

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