L’économie agricole déjà à genoux sous Mugabe au Zimbabwe, encore menacée par la sécheresse

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La sécheresse qui sévit dans une bonne partie de l’Afrique australe, n’épargne pas le Zimbabwe. En plus des récoltes qui reçoivent des coups de la température très élevée, les nappes phréatiques tarissent. La situation est difficile dans  le pays comme à Bulawayo où depuis des mois, une pénurie d’eau sévit. Face à la rareté de cette denrée importante qu’est l’eau, son commerce se développe malgré les mises en garde, les mesures prises par les autorités pour rationaliser l’eau et la peur de l’épidémie de choléra…

En février 2016, Robert Mugabe, le président zimbabwéen avait déclaré une catastrophe naturelle dans plusieurs régions du pays où un quart de la population fait face à des pénuries de nourriture dues à la sécheresse. «2,44 millions de personnes sont en situation d’insécurité alimentaire, soit 26 % de la population», selon  les autorités. Dans un communiqué rendu public à l’époque par Saviour Kasukuwere, ministre des gouvernements locaux et des travaux publics, le chiffre est en hausse par rapport aux 1,5 million de personnes touchées au début de la sécheresse, précise afriquinfos.com. Il avait expliqué que les zones rurales sont les plus affectées. Plus grave, la majeure partie du territoire a reçu un niveau de précipitations de «75% inférieur à la normale». Dans la foulée,  le gouvernement avait rassuré qu’il allait prendre des mesures pour réduire les conséquences de la sécheresse, afin de limiter son impact sur la population et principalement sur l’agriculture. Mais cette année encore, la sécheresse a déjoué tous les pronostics sur sa durée. Et cela fait trois ans que l’anomalie climatique «El Nino» fait des ravages au Zimbabwe. Les effets dévastateurs sont indescriptibles. Réservoirs d’eau à  moitié vides, plus de 16.000 vaches  mortes,  75% des récoltes ravagées, paysans privés de leur alimentation de base, sont entre autres  les conséquences déplorables que signalait déjà l’année dernière Saviour Kasukuwere.

Les opposants au régime d’Harare, imputent cette situation à Robert Mugabe (qui refuse de quitter le pouvoir malgré le poids de l’âge), à cause notamment par rapport de sa fameuse réforme agraire de 2008. Il avait pris une mesure populiste (mal réfléchie) en redistribuant les terres agricoles. Les fermiers blancs ont été dépossédés de riches terres au profit  des Noirs qui peinent à mettre en valeur les parcelles fertiles. Depuis, le pays traverse une période fragile marquée par la faible croissance, le chômage, l’inflation etc. Mais les autorités  zimbabwéennes se défendent. Elles pointent plutôt un doigt accusateur vers les occidentaux.

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