L’innovation sollicitée dans les politiques publiques du développement durable africaines

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L’objectif poursuivi par les politiques publiques de développement durable est la viabilité des écosystèmes. En Afrique, l’on note d’importantes difficultés de mise en œuvre desdites politiques. Pour remédier à ces difficultés, il importe que les pouvoirs publics adoptent des approches innovantes en la matière par le recours aux outils qu’offre le numérique.

Concept spatio-temporel fondé sur une démarche de solidarité intra générationnelle et intergénérationnelle, le développement durable est « un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs », explique-t-on dans les colonnes d’afrique.latribune.fr. Boosté par la Déclaration de Rio de Janeiro de 1992 issue du Sommet de la terre, ce concept a progressivement pris place dans les politiques publiques relatives au développement durable en Afrique dans les années 1990. Les dites politiques publiques ont promu une approche des différentes activités socio-économiques centrée sur le triptyque environnement, social et économie. A l’instar de toute politique publique, celles en matière de développement durable recourent à divers outils qui concourent à leur mise en œuvre. Au titre de ceux-ci, figure le droit et plus particulièrement l’émergence d’un droit du développement durable en Afrique matérialisé par l’adoption de nombreuses dispositions constitutionnelles, législatives et réglementaires en la matière (Constitution de la Côte d’ivoire et du Kenya, lois d’orientation sur le développement durable au Burkina Faso, en Côte d’ivoire ou encore au Gabon…). L’objet de ce droit du développement durable est de permettre l’expression d’un système juridique ayant vocation à garantir une triple régulation de l’accès aux espaces, de l’accès aux ressources et de l’appropriation des ressources dans une triple perspective sociale, économique et de préservation de la biodiversité considérée comme un bien commun de l’humanité.

L’effectivité d’un système juridique organisé en ce sens suppose que les politiques publiques en matière de développement durable intègrent des mécanismes de gouvernance qui, d’une part, incitent à l’adoption d’approches concrètes de gestion optimale des ressources par les différents acteurs des écosystèmes dans leurs espaces d’intervention et, d’autre part, assurent la mise en place de ce système juridique à travers l’élaboration de concepts, de normes et d’outils juridiques innovants. À ce propos, la gestion patrimoniale de l’environnement par le biais des choix de systèmes d’exploitation et de préservation des ressources doit avoir pour but la viabilité des écosystèmes. La réalisation d’un tel objectif passe, à l’ère du numérique, par une approche innovante des problématiques de gestion des ressources.

Moctar FICOU / VivAfrik

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