Les acteurs du tourisme durable marocains optent pour une activité économique décarbonée

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Le Maroc s’est dit disposé à accompagner les pays africains dans leurs démarches respectueuses de l’environnement. Ainsi, membre du comité directeur et partenaire officiel de la Journée internationale du tourisme durable, le Maroc a organisé sa journée sur le même thème le 20 mars à Rabat. Le ministère de tutelle a fait savoir que les résultats de la comptabilisation des émissions de gaz à effet de serre générées par le secteur au Maroc seront incessamment dévoilés afin que le tourisme durable ne soit pas considéré comme une simple niche.

De l’avis de nos confrères de lematin.ma, le Maroc s’est joint à l’appel de l’ONU pour consacrer 2017 année internationale du tourisme durable en organisant, lundi à Rabat, la deuxième Journée marocaine du tourisme durable et responsable. Aziz Akhannouch, qui assure l’intérim du ministère du Tourisme, a rappelé que le Royaume a pris les devants en adoptant, en janvier 2016, la Charte du tourisme durable et en organisant les trophées qui en sont à leur septième édition. La Charte marocaine est articulée autour de 4 axes : la protection de l’environnement et de la biodiversité, la pérennisation de la culture et du patrimoine, la priorisation du développement local et le respect des communautés d’accueil et l’adoption des principes d’équité, d’éthique et de responsabilité sociale.

Le Maroc, qui ambitionne d’attirer annuellement 20 millions de touristes à l’horizon 2020, s’est dit disposé à accompagner les pays africains, dont certains responsables étaient présents à Rabat tels que le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire et le Zimbabwe, dans leurs démarches respectueuses de l’environnement. En 2016, lors de la sixième édition de la Journée mondiale du tourisme durable, les professionnels s’étaient penchés sur la problématique des émissions de gaz à effet de serre et avaient conclu que ce secteur est responsable de 5% de telles émissions à l’origine du réchauffement climatique. Qu’en est-il pour le Maroc, pays où le tourisme, selon les chiffres 2015 du ministère, représente environ 12% du produit intérieur brut (Pib) et 5% de l’emploi ? Nada Rouides, secrétaire générale du ministère du Tourisme, a fait savoir qu’une étude portant sur la quantification des gaz à effet de serre générés par le secteur est en cours de réalisation et que les résultats seront bientôt dévoilés.

En attendant de savoir jusqu’à quel niveau les voyages et les séjours d’agrément participent au réchauffement de la planète, Nada Rouides a dit compter sur «le changement des comportements et la formation au profit des professionnels» induits en partie par l’organisation par le Maroc, du 7 au 18 novembre 2016 à Marrakech, de la COP 22. Le directeur de l’Organisation mondiale du tourisme, Zhu Shanzhong, a souligné que les arrivées touristiques en Afrique, le continent le moins responsable du changement climatique, mais qui en pâtit le plus, ont connu un bond de 8% ce qui «représente des opportunités à saisir (…) Cependant, une étude de l’Organisation mondiale du tourisme a montré que l’Afrique a encore besoin de monitoring, d’analyse et de suivi».

De la même manière que la COP 22 de Marrakech a contribué à la prise de conscience de la responsabilité environnementale des touristes, il est attendu de la COP 23 d’en faire autant ou davantage. Ce prochain rendez-vous planétaire, du 6 au 17 novembre 2017, sera présidé par les îles Fidji, archipel du sud-ouest du Pacifique aux 300 îles paradisiaques. Ce pays risque purement et simplement d’être rayé de la carte en raison de la montée des eaux. Les fans des cocotiers et des plages au sable fin en sont avertis.

Moctar FICOU / VivAfrik

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