L’État promet 7 millions d’alevins aux aquaculteurs du Nord du Sénégal

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L’État, par le biais de l’Agence nationale de l’aquaculture, a décidé de mettre, cette année, à la disposition des producteurs de la région Nord, 7 millions d’alevins. Objectif : faire de l’aquaculture une activité économiquement rentable et contribuer à la réduction du déficit en protéine animale au Sénégal, a déclaré Mamadou Ngom, point focal dudit projet à l’Agence nationale de l’aquaculture (Ana).

L’aquaculture est en train de devenir, de plus en plus, une activité émergente au Nord du Sénégal. De Dagana à Saint-Louis, en passant par Richard-Toll, Podor et Matam, les écloseries et les bassins de production foisonnent. L’activité suscite un réel engouement auprès des populations, explique lesoleil.sn. Ce que confirme les autorités administratives comme le préfet de Dagana, Macodou Sy qui, à l’occasion d’un atelier de renforcement de capacités en pisciculture organisé par l’Agence nationale de l’aquaculture (Ana) au profit des producteurs du Nord, estime que l’aquaculture est devenue une véritable industrie et peut permettre d’atteindre, à court terme, les objectifs de développement durable. Dans le Nord du Sénégal, les acteurs soutiennent que l’élevage de poisson est en train de contribuer, de manière considérable, à la réduction de la pauvreté, à la création d’emplois et à la sécurité alimentaire. Pour accompagner cette dynamique, l’État, par le biais de l’Agence nationale de l’aquaculture (Ana) et l’Agence nationale d’insertion et de développement agricole (Anida) est en train de multiplier les initiatives pour fouetter le secteur et accompagner davantage les aquaculteurs. Ces structures ont entrepris une vaste opération de renforcement de capacités et d’encadrement sur le terrain grâce au soutien du Fonds national de recherches agro-alimentaire (Fnraa). Pendant 5 jours, une trentaine d’acteurs venus des quatre coins de la région Nord, ont bénéficié de l’expertise des agents du Centre de recherches océanographiques Dakar-Thiaroye (Crodt) de l’Isra, dans des domaines tels que la gestion des étangs, l’alimentation des poissons, les aspects physionomiques des poissons (Tilapia et poisson chat), les modes de reproduction ainsi que les aspects économiques liés à la gestion durable des bassins et écloseries. « Il s’agit d’aider les acteurs du Nord à s’approprier des technologies développées ailleurs, dans des pays comme le Nigéria », a déclaré Hamet Diadhiou, chercheur au Crodt. Coordonnateur du Projet « Adaptation et adoption des technologies de production en masse d’alevins mâles de tilapia au Sénégal », M. Diadhiou a indiqué que cette année, l’État, par le biais de l’Ana, compte mettre à la disposition des aquaculteurs de la région Nord, 7 millions d’alevins. « Une opération qui vise à réduire le déficit d’alevins mâles dans la zone », a-t-il soutenu.

15 nouvelles fermes aquacoles annoncées dans la région

Ce projet, selon les indications de son point focal, à l’Ana, est centré sur la vallée du fleuve et vise, à terme, à booster l’activité dans la zone. Selon Mamadou Ngom, par ce projet d’un montant global de 280 millions de FCfa, acquis sur financement de la Banque mondiale, à travers le Fnraa, l’Ana compte booster la production de poissons au Sénégal, en particulier dans la région Nord. A court terme, il s’agit d’atteindre, en 2017, l’objectif de 400 tonnes de poissons marchands. Portée jusque-là par la station piscicole de Richard-Toll, la production d’alevins devrait s’étendre sur l’ensemble de la région Nord du Sénégal. Du moins si l’on en croit aux objectifs fixés par les agences d’exécution telles que l’Ana et l’Anida. Dans la région, la production d’alevins, grâce aux efforts combinés de l’Ana et de l’Anida, a atteint les 5 millions d’individus dont 80 % réalisés par l’Ana et le reste par l’Anida, a déclaré Moussa Diédhiou, chef du bureau de la Pêche à Richard Toll. M. Diédhiou a révélé aussi qu’en sus des 49 bassins existants entre Podor, Dagana et Saint-Louis, l’État ambitionne de mettre en place 15 nouvelles fermes dans la zone durant cette année. Autant d’initiatives qui, à terme, contribueront, sans doute, à aider le Sénégal à atteindre l’objectif des 159.000 tonnes de poissons à produire dans l’aquaculture. Notre pays peine encore à dépasser les 1.000 tonnes de production par an, selon les indications. Une situation qui a amené la Stratégie de croissance accélérée (Sca) à envisager la révision du plan d’investissement aquacole en cours au Sénégal.

Moctar FICOU / VivAfrik

1 COMMENTAIRE

  1. bonjour moi je m appelle modou diouf un jeune senegalais vivant en italy, e vraiment je pens toujour retourne au pays pour investir, e j m suis un peut fixè sur acquaculture, j avais deja des poisson dpuit 3 ans mai sont toujours les memes toujours petit, e j m suis un peut decourage mai d’apres avoir regarde quelque video sur youtube j m suis dit que c’est moi qui n connaise pas le sisteme, e la vraiment j ai besoin d’aide. merci bcp
    e je m excuse pour le français. vous pouviez me contacte sur mon numero
    whatsapp 00393278225384

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