Selon un rapport britannique, la croissance économique en Afrique de l’Est est consistante malgré la sécheresse

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La croissance économique en Afrique de l’Est reste forte malgré les effets néfastes de la sécheresse grave dans la région, affirme un rapport d’un institut comptable britannique.

Le dernier rapport de l’Institute of Chartered Accountants in England ans Wales (Icaew, l’un des plus grands instituts comptable en Europe), « Economic Insight: Africa Q1 2017 », publié jeudi, prévoit une croissance économique soutenue par le développement des infrastructures dans la région. « Le développement des infrastructures continue de stimuler l’industrie dans toute la région, et l’expansion des services sur les marchés en grande partie non desservis reste le moteur de la croissance », a déclaré à french.china.org.cn Michael Armstrong, directeur régional d’Icaew Moyen-Orient, Afrique et Asie du Sud. Le rapport a souligné que les autorités de divers pays d’Afrique de l’Est ont tenté d’atténuer les effets de la sécheresse en stimulant l’activité économique par d’autres voies, comme des mesures budgétaires stimulantes et une politique monétaire plus flexible.

Selon le rapport, la Tanzanie devrait atteindre une croissance réelle du PIB de 6,9%, suivie de l’Ouganda à 6,8%, de l’Éthiopie à 6,7%, du Rwanda et du Kenya respectivement à 6,6% et 6,4% malgré la sécheresse. Le rapport note que le Rwanda et l’Ouganda ont relaxé leur politique monétaire au premier trimestre de l’année, tandis que l’Éthiopie a contrebalancé les effets de la sécheresse par des mesures de relance budgétaire substantielles. Le secteur de la construction aurait augmenté de 25% au cours de l’exercice 2015-16. L’Icaew déclare que les effets néfastes de la sécheresse ont été les plus notoires en Ouganda, le développement de son secteur agricole ayant reculé au cours des trois premiers trimestres de 2016. Les mauvaises récoltes ont également eu un impact marqué sur l’inflation des prix des aliments dans la région, selon l’institut. L’agriculture dans la plupart des pays de l’Afrique de l’Est dépend fortement de la météo et la diminution des pluies se reflète directement dans la production agricole et les prix des denrées alimentaires.

Le rapport, commandé par Icaew et produit par Oxford Economics, se concentre spécifiquement sur le Kenya, la Tanzanie, l’Éthiopie, le Nigeria, le Ghana, la Côte d’Ivoire, l’Afrique du Sud et l’Angola. L’Icaew a déclaré par ailleurs que la forte croissance du Sénégal dans les secteurs primaire et secondaire, ainsi que les efforts de collaboration du gouvernement pour améliorer l’infrastructure, en particulier dans l’approvisionnement en électricité, ont énormément stimulé la croissance économique du pays.

Moctar FICOU / VivAfrik

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