L’Afrique de l’Est met en place un projet d’observatoire afin de mieux gérer les forêts

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L’Afrique de l’Est abrite certaines des forêts les plus diverses du monde, certaines des plus hautes et anciennes montagnes d’Afrique.

Comme beaucoup de zones forestières à travers le monde, affirme-t-on à mediaterre.org, elles sont de plus en plus menacées par l’expansion agricole et la déforestation pour le bois de feu et le bois. Bien que les autorités régionales, les gouvernements, les ONG et les organisations internationales travaillent fort pour protéger ces forêts, il existe toujours la nécessité de développer des stratégies efficaces pour surveiller les aspects écologiques, environnementaux et sociaux de ces forêts. Pour répondre à ces défis, des experts du Centre for international forestry research (Cifor) travaillent actuellement avec le Centre régional de cartographie des ressources pour le développement et le Centre français de recherche agricole pour le développement international (Cirad) pour jeter les bases d’un nouvel observatoire régional en Afrique de l’Est. Tout au long de l’année, les scientifiques mèneront une étude approfondie pour recueillir des données forestières et évaluer l’état des forêts, des activités REDD, des systèmes institutionnels et des capacités de surveillance dans quatre pays d’Afrique de l’Est (Kenya, Mozambique, Tanzanie, Ouganda). Ce nouveau projet s’appuiera sur l’expérience de l’Observatoire des forêts d’Afrique Centrale (Ofac), un observatoire similaire qui opère actuellement en Afrique centrale.

Le nouvel observatoire offrirait à la région un système de données simplifié et plus compatible qui réunirait les quatre pays. Cela constituerait également une nouvelle voie de collaboration régionale. « L’Observatoire aidera à rassembler l’Afrique de l’Est en tant que groupe de travail collectif pour la faire entendre dans les discussions de haut niveau », a déclaré Joaquim Macuácua, du Département d’inventaire des ressources forestières du Mozambique. Le projet sera mené jusqu’en mars 2018. À son achèvement, une base de données et un site web pour l’observatoire forestier régional seront développés. Ces données seront mises à la disposition du public par l’intermédiaire de l’Observatoire. Aussi, une analyse approfondie de l’état des forêts et des activités REDD dans les quatre pays sera complétée. Si les objectifs sont atteints avec succès, un projet quinquennal sera lancé pour donner vie à l’Observatoire dans le cadre de la deuxième phase du projet.

Moctar FICOU / VivAfrik

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