Un atelier initié en Côte d’Ivoire pour la révision et la création de curricula liés aux changements climatiques

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Une vingtaine d’experts en matière de changements climatiques, venus des universités et instituts ivoiriens, de la sous-région et du Canada, s’attellent depuis le 8 mai à l’Inp-hb de Yamoussoukro, à réviser et créer des curricula pour les étudiants en masters au Centre d’excellence africain pour le changement climatique, la biodiversité et l’agriculture durable (Cea-Ccbad). La révision des programmes de formation des étudiants en master et doctorat est au centre d’un atelier qui se déroule depuis le 8 mai à Yamoussoukro.

La mission assignée à ce centre à vocation sous-régionale créé au sein de l’UFR biosciences de l’Université Félix Houphouët-Boignjy de Cocody est de former des experts sur les questions liées au changement climatique et ses implications sur la biodiversité et l’agriculture durable, en Côte d’Ivoire et dans la sous-région. Selon Kouamelan Essetchi Paul, doyen de l’UFR Biosciences, l’une des préoccupations majeures de l’université Félix Houphouët-Boigny d’Abidjan est de faire face aux changements climatiques et à leurs impacts sur l’agriculture, la biodiversité et les émissions de gaz à effet de serre. C’est dans cette optique qu’elle a proposé et obtenu le label d’excellence auprès de la Banque mondiale à l’effet de bénéficier de ses appuis. « Vous savez, tout le monde parle aujourd’hui de changements climatiques mais combien en Afrique comprennent bien l’enjeu de ce phénomène et cherchent des solutions pour atténuer le phénomène ? Pour nous, la première ébauche de solution, c’est d’abord de former des cadres compétents. Si nous ne le faisons pas, nous allons nous contenter à faire des discours au risque de tout perdre », a souligné à fratmat.info le doyen Paul Kouamelan à l’ouverture des travaux. Puis d’ajouter que les politiques sensibilisent les populations.

Mais en tant qu’enseignant, ils ont décidé de former les jeunes générations à comprendre le phénomène afin de mieux l’affronter d’ici quelques années, pour contrer l’avancée du désert et éviter la famine. Selon lui, cet atelier vise à voir avec les experts venus d’horizons divers, quels sont les curricula pertinents qu’il faut donner aux jeunes gens pour qu’à la sortie, ils puissent avoir les compétences requises pour gérer les questions de climat et leurs interactions sur l’agriculture et la biodiversité. Il faut noter que les travaux de révision portent sur la définition de curricula de master et doctorat dans trois filières : changements climatiques relatifs aux systèmes climatiques, changements climatiques et biodiversité pour le développement de stratégies durables et enfin changements climatiques et agriculture durable.

Les deux promotions sélectionnées pour ce centre sont composées, chacune de 60 étudiants, en provenance des 15 pays de la Cedeao. Et les pays ont le même nombre d’étudiants.

Moctar FICOU / VivAfrik

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