Le Sénégal élargi les domaines d’interventions de l’OLAG

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Le gouvernement du Sénégal vient de créer l’Office des lacs et des cours d’eau (Olac) qui remplace l’Office du lac de Guiers. La nouvelle structure aura comme mission d’assurer une gestion intégrée des lacs, des cours d’eaux et des mares.

Les députés ont voté le projet de loi 04/2017 modifiant la loi N° 2010-01 du 20 janvier 2010 portant création de l’Office du Lac de Guiers (Olag). Cette structure change d’appellation et a désormais un champ d’interventions plus élargi. L’Office du lac de Guiers est devenu l’Office des lacs et des cours d’eau (Olac). Ce nouvel instrument prendra en charge les nouveaux défis. L’Olac interviendra dans l’aménagement, la planification et la gestion de l’ensemble des lacs, des cours d’eau intérieurs, la gestion et l’exploitation des végétaux aquatiques sur les lacs et cours d’eau. La valorisation du potentiel hydrographique national sera érigée au rang de priorités en tenant en compte des lacs, des affluents et défluents des fleuves Sénégal, Casamance, Kayanga, la Gambie ainsi que les cours d’eau des vallées intérieures et des mares pérennes. « La création de l’Olac vise la maîtrise de la gestion intégrée des ressources en eau. L’Olag a développé une gouvernance de l’eau qui a amélioré de façon durable l’accès à cette ressource pour l’élevage, l’agriculture et toutes les autres activités économiques. L’Olag était mieux placé pour conduire cette nouvelle mission », a fait savoir au quotidien lesoleil.sn le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Mansour Faye. En plus de l’augmentation de la disponibilité en eau du Lac de Guiers, l’Olag a raccordé 113 localités dans 19 communes. Au total, près de 200.000 personnes ont désormais accès à l’eau pour différents usages.

Le député Mberry Sylla a apprécié ces nouvelles orientations et les résultats obtenus par l’Olag. De façon globale, tous les parlementaires ont salué les points engrangés par le Sénégal en matière d’accès à l’eau potable aussi bien pour les centres urbains que dans le milieu rural. « Nous remercions vos services. Le Sénégal a relevé le défi de l’accès à l’eau potable. La création de l’Olac vient compléter la chaîne de la maîtrise de l’eau au Sénégal », a noté le président du groupe parlementaire Moustapha Diakhaté. Toutefois, certains parlementaires ont remis sur la table les perturbations dans la distribution de l’eau à Dakar et la qualité de l’eau dans les régions de Diourbel, Kaolack et Fatick. Sur ce point, le ministre a assuré que cette question sera résolue avec la construction des ouvrages de traitement. « La qualité de l’eau est une question essentielle. Nous avons démarré la construction d’une usine de défluoration depuis deux mois à Fatick. Nous allons terminer dans 12 mois. En plus, nous allons incessamment démarrer les travaux de l’usine de traitement des eaux à Kaolack », a indiqué Mansour Faye. Aussi, le département travaille-t-il sur l’option de transfert d’eau. Les services compétents ont franchi une nouvelle étape dans l’identification des nappes riches. L’alternative, c’est d’approvisionner les localités qui ont une nappe pauvre à partir de celles dites riches ou encore productives pour ne pas reprendre la terminologie des hydrogéologues.

Moctar FICOU / VivAfrik

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