Ce qu’attend la communauté internationale de la prochaine rencontre Alpha-Trump

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Le retrait de l’accord de Paris sur le climat de Donald Trump a jeté beaucoup d’émoi et d’anxiété sur les défenseurs de l’environnement. Depuis 1992, tous les sommets sur le climat n’ont rien produit de potable dans la protection des forêts. Bien auparavant, la Convention de Ramsar de 1971 sur la protection des zones humides (marais, étangs, lacs) et leurs biodiversités n’a pas vu un semblant d’application. Il a fallu que la déforestation et l’assèchement de ces zones humides causent un degré de pollution alarmant à Paris, à Pékin et un peu partout avec des particules solides dans l’air de façon cyclique pour que les choses soient considérées avec un peu de sérieux. La canicule de 2003 en France, qui avait fait un ravage chez les personnes âgées et indigentes, avait fini par faire tirer la sonnette d’alarme à deux mains, relate guineenews.org.

En Chine, en 2008, nombre d’athlètes avaient failli renoncer à la participation aux J.O. des usines ont été mises aux arrêts pendant la période olympique ; actuellement, de façon récurrente, la pollution de l’air provoque des arrêts d’activités scolaires chez les tout petits tandis que les grandes personnes sont obligées de porter des masques pour se déplacer dans la ville. Aux Etats-Unis, Michael Jackson s’enfermait dans des caisses d’oxygène pour, disait-on, ne pas inhaler de l’air pollué. Devant tous ces exemples inquiétants, Donald Trump était sur une autre planète et refusait de voir la réalité en face. L’avenir compromis de la postérité, il s’en balance pour retirer les Etats-Unis de l’Accord  sur le climat. Tous les grands de ce monde l’ont exhorté et objurgué à ne pas le faire. En désespoir de cause, ils se sont résignés. Emmanuel Macron, le président français, en est plus touché que tous ses pairs et pour cause, ces accords sur le climat ont été obtenus à l’arrachée par Hollande, Laurent Fabius et Ségolène Royal. Il a été plus tranchant Mais ce qu’on ne dit pas trop, c’est que les USA sont venus dans ces accords à reculons. Ce détail a semblé échapper à quelques observateurs, mais il faut rappeler que le Secrétaire d’Etat américain John Kerry avait laissé entendre que les Etats-Unis n’étaient pas favorables à ces accords. L’on se souviendra que lors de la photo de famille pour sanctionner ces accords, l’Uncle Kerry s’était dissimulé bien derrière tout le monde, mais comme il est plus grand que tous, les observateurs ont pu l’apercevoir pas bien dans son assiette. Le revirement de dernière minute de l’administration Obama avait déterminé Donald Trump pour en faire un de ses chevaux de bataille de campagne, la question se pose.

Maintenant que le fait est accompli, des cris et des démissions se font entendre de partout aux Etats-Unis. Le maire de New York décide de mettre 15 millions, d’autres vont probablement le suivre mais le vide à combler est abyssal. C’est dans ces conditions que le Sisyphe de l’Union Africaine s’est proposé de rencontrer Donald Trump pour chercher à le convaincre de renoncer à son retrait. Les chances de succès de cette entreprise existent mais elles sont minces. Si Trump a un tant soit peu le sens de la « postériomanie », l’amour pour sa postérité, il faudrait à Alpha Condé d’explorer de ce côté, puisqu’on a entendu que la fille de Trump, qui est son égérie, semble ne pas partager l’avis de son climato-sceptique de père. Ensuite, une autre mince chance de réussite de cette mission difficile est le sommet du G-20, le Gipfeltreffen de Hambourg, qui se tiendra au mois de juillet prochain pour définir les règles du jeu sur la production et taxe sur le carbone. Ce n’est pas que ce protocole qui influencerait Trump, mais ce sommet du G-20 se tiendra en plein été, et en été caniculaire, même sans pyromanes, les forêts de Californie, du Dakota et du Canada s’enflamment toutes seules. L’occasion est idéale pour taper sur le système de Trump, à condition que les interrogatoires de Comey au Sénat se soient déroulés sans anicroches pour celui qui est sur la sellette.

Mais attention au boomerang : sur les conventions de Ramsar, la Guinée les respecte-t-elle, en est-elle signataire ? Conakry est en voie de suffocation. Tous les bras de mer qui constituaient les poumons de Conakry ont été bradés. Bientôt, la capitale guinéenne n’aura plus de corniche au nord comme au sud. Les ordures ménagères et les matières plastiques incinérées de façon anarchique, les échappements des tacots polluants dans des embouteillages risquent de faire suffoquer la ville parce que la brise marine est arrêtée pat des immeubles construits sur les corniches. Quant aux forêts classées et protégées, elles sont en voie de disparition avancée. Conakry sera invivable dans quelques années, quand la taxe carbone entrera en vigueur. L’interdiction de la coupe du bois est-elle effective ? Il en faudrait des personnes qui lui sont chères pour convaincre Donald Trump, peut-être Evanka, qui semble plus écologiste, pourrait soutenir le président de l’UA….