Le Maroc représenté par le Dr Abdeladim Lhafi au symposium de Haut Niveau de Ouagadougou

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Le Maroc représenté par le haut-commissaire aux Eaux et Forêts et à la Lutte contre la désertification, Dr Abdeladim Lhafi, président de l’Observatoire du Sahara et du Sahel (Oss), a participé ce 15 juin au symposium de Haut Niveau, organisé à Ouagadougou (Burkina Faso). Le thème choisi pour cette année est « Notre Terre, Notre Maison, Notre Futur », indique levert.ma.

Cette nouvelle édition est organisée par le ministère de l’Environnement, de l’économie verte et du changement climatique du Bukina Faso, en collaboration avec le secrétariat exécutif de la Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification, à l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre la désertification célébrée le 17 juin de chaque année. Plus de 400 participants de haut niveau étaient présents et sous la présidence de Son Excellence Roch Marc Christian Kabore, Président du Burkina Faso. Lors de cette manifestation de haut niveau des approches ont été présentées et discutées afin de traiter les causes profondes de la migration et d’instabilité liées à la dégradation des terres ainsi qu’à la mauvaise gestion des ressources. Il est à signaler que la célébration de la Journée mondiale de lutte contre la désertification met l’accent cette année sur la nécessité de développer la résilience de plus de 2,9 milliards de personnes vivant sur des terres dégradées, en particulier les communautés rurales et pauvres ; les terres étant leurs principales sources de substance.

L’Initiative 3S au centre des discussions

C’est dans cet esprit que la mise en œuvre de l’Initiative 3S a fait l’objet central des débats organisés dans le cadre du symposium de haut niveau. Il est à rappeler que l’initiative 3 S (Soutenabilité, sécurité et stabilité) est une initiative portée par le Maroc et le Sénégal et visant à instaurer la soutenabilité, la stabilité et la sécurité en Afrique, en traitant les causes environnementales majeures à l’origine de l’instabilité et l’insécurité liées aux changements climatiques et à la dégradation des terres en Afrique. Il s’agit d’une initiative africaine phare ayant reçu le soutien politique des chefs d’Etat et des gouvernement africains, pendant la COP22, qui se sont engagés à en accélérer la mise en œuvre en s’appuyant non seulement sur les ressources intrinsèques de l’Afrique, mais également en mobilisant les bailleurs de fonds, multilatéraux et bilatéraux ainsi que les acteurs non étatiques. Le symposium de haut niveau a été marqué par l’adoption de l’appel à l’action de Ouagadougou, qui constitue un document de référence pour les pays africains en termes d’action à travers la mise en place de l’initiative 3S qui englobe les principales actions suivantes à savoir mettre en place des mécanismes de concertation avec les autres initiatives pertinentes, élaborer des recommandations communes relatives aux politiques migratoires internationales et des réformes foncières et mettre en places des mécanismes efficaces pour évaluer les effets de l’approche basée sur la création d’emplois liés à l’exploitation des terres sur la stabilisation des moyens d’existences ruraux.

Le Maroc préside l’OSS jusqu’en 2020

Dr Abdeladim Lhafi, a pris part au symposium de haut niveau organisé à cette occasion, en sa qualité de président de l’Observatoire du Sahara et du Sahel (Oss), pour la période 2016 – 2020. Le rôle de l’Oss, que préside Dr Abdeladim Lhafi, dans la mise en œuvre de cette initiative est de jouer, en effet, un rôle de levier pour l’initiative 3S dans la réponse au défis posés à court terme à travers : la production des outils d’aide à la décision notamment les études sur les phénomènes de désertification ; le renforcement des capacités des pays pour l’élaboration des projets éligibles et pour leur mise en œuvre dans le cadre de l’initiative 3S ; et l’appui à la mobilisation des ressources financières nécessaires, et la coordination du soutien des partenaires.

Il est à rappeler que l’Oss est une organisation intergouvernementale à vocation africaine, créée en 1992 et établie à Tunis. Il compte parmi ses membres 22 pays africains, 5 pays non africains et 10 organisations internationales, dont 4 organisations sous régionales (représentatives de l’Afrique de l’Ouest, de l’Est et du Nord) et une organisation non gouvernementale ; et se consacre à la surveillance environnementale et à la gestion des ressources naturelles et appuie ses pays membres dans la mise en œuvre des conventions internationales sur l’environnement, notamment celles relatives à la lutte contre la désertification, à la diversité biologique et aux changements climatiques.

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