Les travaux de l’axe Sédhiou-Marsassoum (Sénégal) : Les communes impactées exigent des actions au titre de la RSE

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Les maires des communes impactées par le bitumage de la route Sédhiou-Marsassoum (55 km) et la réhabilitation de la boucle du Boudhié ont rencontré à Sédhiou le directeur général de Eiffage.

Au cours des discussions explique-t-on dans lesoleil.sn, de nombreuses questions ont été soulevées dont celles tout naturellement de l’emploi. Les jeunes doivent être prioritaires pour ce qui est de la main-d’œuvre et le principe « à compétence égale priorité aux locaux a été rappelé et retenu ». Dans le cadre de la responsabilité sociétale de l’entreprise (Rse), Eiffage va construire des marchés hebdomadaires dans plusieurs localités que la route traversera. Là aussi, l’accord de principe est obtenu. Toujours, dans le cadre de la Rse, toutes les écoles se trouvant sur l’axe seront clôturées au grand bonheur des élèves et des maîtres que des passants ne pourront plus apercevoir de loin. Certains n’hésitent même pas à les héler perturbant ainsi les cours se déroulant dans les classes. Dans le cadre de la Rse, toujours les maires ont tellement demandé que d’aucuns pensent que c’est trop. Par exemple, il est demandé que chaque village se trouvant à cinq km et moins de la route principale soit relié à celle-ci par une bonne piste «surtout le village religieux de Dioghère» selon Seyni Mandiang, le maire de Marsassoum. Ce dernier a profité de cette occasion pour dire également que les études de faisabilité pour la construction du pont de Marsassoum sont en cours, tout en soutenant qu’après « tous ces ouvrages terminés, le désenclavement de la Casamance naturelle sera effectif ».

Concernant la boucle du Boudhié qui traverse une grande zone de production fruitière, les mêmes ouvrages sont prévus. Pour le respect des délais de réalisation, les optimistes pensent que Eiffage se conformera. La semaine dernière, c’est le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche qui, face au retard accusé dans la construction de l’Espace numérique ouvert (Eno), avait ouvertement exprimé son mécontentement, avant de dire que lors de la visite qu’il effectuera au mois d’août, il voudrait trouver une autre situation.

Moctar FICOU / VivAfrik

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