Le Sénégal normalise sa politique de pêche afin d’assurer une gestion durable des ressources marines

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Le directeur des pêches maritimes, M. Mamadou Goudiaby, qui présidait, un atelier national sur l’estimation des indices de gouvernance des ressources marines et côtières, a noté que pour espérer réussir un développement durable du secteur de la pêche, il urge de relever le défi de la mise en adéquation des politiques des pêches.

Dans le plan d’actions du Sénégal, qui porte sur l’amélioration du cadre de gouvernance des ressources marines et côtières, le défi  urgent demeure, sans nul doute, une mise en adéquation dans la cohérence des politiques des pêches pour espérer réussir un développement durable du secteur, a noté le directeur des pêches maritimes, Mamadou Goudiaby, qui présidait, hier, l’atelier national sur l’estimation des indices de gouvernance des ressources marines et côtières. Pour ce faire, il a assuré que « l’atteinte des objectifs poursuivis passe par l’implication active et constructible d’acteurs capables non seulement d’apporter une réflexion innovante sur la gouvernance des pêches, mais également d’avancer des propositions socialement et politiquement fiables pour permettre les sorties de la crise », confie-t-il aux journalistes du quotidien lesoleil.sn. Pour ce dernier, qui avait à ses côtés Mme Anta Demba Ndiaye du Pnud et le secrétaire exécutif du Réseau sur les politiques de pêche en Afrique de l’Ouest (Repao), Pape Gora Ndiaye, la tenue de cette rencontre revêt une importance capitale au regard des nombreux défis qui interpellent le Sénégal en vue de réussir le Pse. Cet atelier, a-t-il estimé, le dernier du genre avant l’éclatement du partenariat prévu au mois de décembre prochain, a pour but de mesurer le niveau de gouvernance des ressources marines et côtières au Sénégal comme l’exige le projet GoWamer dont le Sénégal est membre.

Lui emboitant le pas, le secrétaire exécutif du Réseau sur les politiques de pêche en Afrique de l’Ouest (Repao), Pape Gora Ndiaye, a jugé nécessaire d’institutionnaliser l’intérêt de ce travail dans les autres pays afin de voir les manquements qui s’y trouvent et les aspects qu’il faudrait améliorer dans la gouvernance des ressources marines et côtières. Il a invité les parties prenantes à la pérennisation de ce programme. « Il faudrait également songer à des dispositifs de pérennisation et aussi de financement au-delà même du programme GoWamer pour que ce travail puisse continuer. Je pense que c’est un défi que les pays doivent relever », a-t-il déclaré.

Depuis 2013, le projet GoWamer, cofinancé par l’Union européenne et le Pnud a proposé une méthodologie inspirée par « Impact Alliance » et structurée autour des critères et indicateurs pertinents pour calculer et analyser, pour chaque pays de la sous-région Wamer et bénéficiaire du projet GoWamer, un indice national de la gouvernance des ressources marines et côtières. Son objectif général est de contribuer à la réduction de la pauvreté et au renforcement de la sécurité alimentaire des communautés côtières, de l’écorégion Wamer. Au total, six pays sont bénéficiaires de ce projet, à savoir la Mauritanie, le Sénégal, la Guinée-Bissau, la Guinée, le Sierra Léone et le Cap-Vert. Conformément aux normes de ce projet, ces pays sont invités au calcul de l’indice national de la gouvernance des ressources marines et côtières.

Moctar FICOU / VivAfrik

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